Lesmeilleures offres pour Le rapport de la CIA - comment sera le monde en 2020 By Alexandre Adler 2006 sont sur eBay Comparez les prix et les spĂ©cificitĂ©s des produits neufs et d'occasion Pleins d'articles en livraison gratuite! Lerapport de la cia ; comment sera le monde en 2020 ? Le rapport de la cia ; comment sera le monde en 2020 ? Fiche; 2 notes . Alexandre Adler. Date de parution : 05/10/2006; Editeur : Pocket ; EAN : 9782266165426; SĂ©rie Lepotentiel (de tout individu) : une alchimie de talents qui nĂ©cessite un contexte donnĂ© pour se rĂ©vĂ©ler et s’épanouir. Dans l’univers de l’entreprise, le potentiel de tout un chacun se caractĂ©rise par sa capacitĂ© Ă  mobiliser l’ensemble des qualitĂ©s, talents et compĂ©tences jugĂ©s nĂ©cessaires ou utiles pour occuper une fonction. Cequi est trĂšs interpelant, c’est que, dans ce dernier rapport, la CIA n’imagine mĂȘme pas que les USA risquent de se voir dĂ©trĂŽnĂ©s de la premiĂšre place Ă©conomique dans le Le2 mai 2022, la direction de la Biblioth{\`e}que nationale de France a mis en place une nouvelle proc{\'e}dure de mise {\`a} disposition des documents qui, en privil{\'e}giant la r{\'e}servation et en restreignant les horaires de communication directe, les rend bien plus difficiles d{\textquoteright}acc{\`e}s. Annonçantavec une prĂ©cision stupĂ©fiante le monde dans lequel nous vivons - jusqu'Ă  la crise du coronavirus -, ce texte visionnaire nous donne Ă  la fois les clefs pour comprendre et les armes pour vaincre l'adversitĂ©. " Avec une crise financiĂšre sans prĂ©cĂ©dent, au moins de puis 1929, un rĂ©chauffement de la planĂšte unanimement const . Les grandes catastrophes s’accompagnent toujours de leurs Cassandre de la douziĂšme heure et de leurs litanies de je vous l’avais bien dit ». En l’occurrence, ce sont les recommandations YouTube, souvent taquines comme chacun le sait, qui ont exhumĂ© ces derniers jours sur de nombreuses timelines » une intervention de Bill Gates qui, il y a cinq ans, dĂ©crivait ses craintes d’une pandĂ©mie virale trĂšs semblable Ă  celle que nous vivons depuis plusieurs ce qui reste ouvert et ce qui fermeCe TED talk » ces mini-confĂ©rences qui font un carton en ligne d’un peu moins de 10 minutes a Ă©tĂ© vu par prĂšs de 5 millions de personnes sur YouTube et s’intitule sobrement La prochaine Ă©pidĂ©mie ? Nous ne sommes pas prĂȘts ». Bill Gates, alors encore l’homme le plus riche du monde, y dĂ©crit une de ses obsessions, que l’on peut retrouver dans de nombreuses interviews du philanthrope Ă  la mĂȘme Ă©poque l’irruption d’une pandĂ©mie Ă  laquelle l’humanitĂ© ne serait pas prĂ©parĂ©e. Nous sommes alors en mars 2015, dans la foulĂ©e de la terrible Ă©pidĂ©mie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, restĂ©e essentiellement contenue Ă  trois pays grĂące Ă  l’investissement des ONG dont suite aprĂšs la publicitĂ© Quand j’étais petit, la catastrophe dont nous avions le plus peur Ă©tait un conflit nuclĂ©aire, commence le fondateur de Microsoft. Mais si quelque chose tue plus de 10 millions de personnes dans les prochaines dĂ©cennies, ce sera plus probablement un virus hautement contagieux qu’une guerre. [
] Nous avons investi beaucoup dans la dissuasion nuclĂ©aire, et trĂšs peu dans un systĂšme pour endiguer les Ă©pidĂ©mies. Nous ne sommes pas prĂȘts. » Le visionnage de cette vidĂ©o est susceptible d'entraĂźner un dĂ©pĂŽt de cookies de la part de l'opĂ©rateur de la plate-forme vidĂ©o vers laquelle vous serez dirigĂ©e. Compte-tenu du refus du dĂ©pĂŽt de cookies que vous avez exprimĂ©, afin de respecter votre choix, nous avons bloquĂ© la lecture de cette vidĂ©o. Si vous souhaitez continuer et lire la vidĂ©o, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous. En ce qui concerne Ebola, le problĂšme Ă©tait qu’il n’y avait pas de systĂšme », tranche Bill Gates, qui vient de suivre la progression, via son influente fondation humanitaire, de cette Ă©pidĂ©mie qui a fait plus de 10 000 morts au Liberia, en Sierra Leone et en GuinĂ©e. Nous n’avions pas d’équipe d’épidĂ©miologistes prĂȘte Ă  partir sur place, les rapports arrivaient sur papier et Ă©taient inexacts. » L’OMS, dont ce serait le rĂŽle, n’est pas armĂ©e pour le faire, en Afrique Ce n’est que le vent avant une probable tempĂȘte » Nous pourrions avoir moins de chance » Bill Gates craint alors une Ă©pidĂ©mie plus mortelle et surtout plus Ă©tendue qu’Ebola, qu’il qualifie d’avertissement planĂ©taire. Il y a trois raisons pour lesquelles Ebola ne s’est pas propagĂ© davantage », explique le milliardaire Un travail hĂ©roĂŻque des Ă©quipes de santĂ©, qui ont Ă©vitĂ© la propagation des infections sur place [
]La nature du virus, qui ne se propage pas dans l’air au moment oĂč ils deviennent contagieux, la plupart des gens sont tellement malades qu’ils restent clouĂ©s au lit [
]Le fait qu’Ebola ait touchĂ© trĂšs peu de zones urbaines, ce qui relĂšve simplement de la chance. » La prochaine fois, nous pourrions avoir moins de chance », avertit Bill Gates. Imaginez un autre virus, avec lequel les gens infectĂ©s se sentiraient suffisamment en forme pour prendre l’avion ou aller au supermarchĂ©. [
] D’autres variables rendraient les choses mille fois pires par exemple, un virus capable de se propager dans l’air comme la grippe espagnole de 1918. »La suite aprĂšs la publicitĂ©Il est dĂ©sormais prouvĂ© que le Covid-19 survit trois heures en suspension dans l’air, que les symptĂŽmes peuvent mettre deux semaines Ă  apparaĂźtre et que les personnes infectĂ©es peuvent ĂȘtre contagieuses mĂȘme en pĂ©riode d’incubation. Combien de temps le coronavirus survit-il dans l’air et sur les surfaces ?Certes, les avancĂ©es de la communication et de la biologie donnent des armes Ă  l’humanitĂ© pour riposter rapidement. Il n’y a pas lieu de paniquer
 Mais nous devons nous y mettre », conclut le Bill Gates de 2015, qui plaide pour un systĂšme de santĂ© mondial », avec des unitĂ©s mĂ©dicales mobiles et de rĂ©servistes. Je n’ai pas un budget prĂ©cis, mais il serait minime par rapport aux dĂ©gĂąts potentiels. La Banque mondiale estime qu’une Ă©pidĂ©mie mondiale de grippe diminuerait la richesse mondiale de 3 000 milliards de dollars, en plus des millions de morts. » Dans une zone comme il en existe en Chine
 »Un petit livre Ă  la couverture rouge, plus ancien que la confĂ©rence de Bill Gates, est Ă©galement rĂ©apparu sur les rĂ©seaux sociaux ces derniĂšres heures. Le Nouveau Rapport de la CIA comment sera le monde en 2025 ? », dont l’édition française est parue aux Ă©ditions Robert Laffont en 2009, est la quatriĂšme Ă©dition d’un rapport de l’agence de renseignement amĂ©ricain, qui tente rĂ©guliĂšrement de prĂ©dire l’avenir du monde dans un horizon de quinze Ă  vingt ans, en pointant l’émergence de facteurs susceptibles de provoquer conflits et tensions. Dans un encart intitulĂ© le DĂ©clenchement possible d’une pandĂ©mie mondiale », les experts de la CIA y dĂ©crivent un scĂ©nario trĂšs proche de la crise du Covid-19, imaginant l’apparition d’une nouvelle maladie respiratoire humaine virulente, extrĂȘmement contagieuse ».Le texte prĂ©voit mĂȘme dans quelle zone et dans quelles circonstances ce nouveau virus pourrait Ă©merger Si une maladie pandĂ©mique se dĂ©clare, ce sera sans doute dans une zone Ă  forte densitĂ© de population, de grande proximitĂ© entre humains et animaux, comme il en existe en Chine et dans le Sud-Est asiatique oĂč les populations vivent au contact du bĂ©tail. »La suite aprĂšs la publicitĂ©Les pratiques d’élevage Ă  l’Ɠuvre dans ces zones sont des vecteurs de contagion virale au sein des populations animales et de transmission Ă  l’homme, soulignent les auteurs en rappelant l’exemple de la grippe H5N1. Dans un tel scĂ©nario, la maladie tarderait Ă  ĂȘtre identifiĂ©e si le pays d’origine ne disposait pas des moyens adĂ©quats pour la dĂ©tecter », redoutent les analystes. Il faudrait des semaines pour que les laboratoires fournissent des rĂ©sultats dĂ©finitifs confirmant l’existence d’une maladie risquant de muter en pandĂ©mie. » En Chine, la baisse de la pollution va Ă©pargner plus de vies humaines que le virus en aura coĂ»tĂ© »Les premiers cas de Covid-19 ont Ă©tĂ© recensĂ©s le 31 dĂ©cembre dernier, trois semaines aprĂšs l’apparition des premiers symptĂŽmes chez des employĂ©s du marchĂ© de fruits de mer de Huanan, Ă  Wuhan. L’OMS n’a dĂ©clarĂ© l’état d’urgence sanitaire que le 30 janvier. Des tensions ne manqueraient pas d’éclater »Alors, prĂ©disaient les auteurs, les Etats tenteront de contrĂŽler et limiter les mouvements de leurs populations, avec difficultĂ© et sans garantie de succĂšs. LĂ  encore, la prĂ©sence de malades asymptomatiques serait un facteur aggravant en dĂ©pit de restrictions limitant les dĂ©placements internationaux, des voyageurs prĂ©sentant peu ou pas de symptĂŽmes pourraient transporter le virus sur les autres continents ».Le nombre de malades augmenterait alors de mois en mois, en l’absence d’un vaccin efficace. Dans le pire des cas, ce sont de dix Ă  plusieurs centaines de millions d’Occidentaux qui contracteraient la maladie », Ă©crit la CIA, qui prĂ©voit Ă©galement un choc Ă©conomique majeur, avec une dĂ©gradation des infrastructures vitales et des pertes Ă©conomiques Ă  l’échelle mondiale ». Si le facteur pathogĂšne s’avĂ©rait particuliĂšrement virulent, un bilan humain mondial se comptant en centaines de millions de morts serait mĂȘme Ă  le monde se prĂ©pare alors Ă  une telle Ă©ventualitĂ©, rassure la CIA, rappelant que des centres de recherche travaillent Ă  la mise au point de vaccins capables de prĂ©venir ou limiter les pandĂ©mies de grippe Un rĂ©sultat positif dans les prochaines annĂ©es rĂ©duirait le risque que reprĂ©sente une telle pandĂ©mie pour les dĂ©cennies Ă  venir. »La suite aprĂšs la publicitĂ©Avec ce bĂ©mol Si une telle maladie apparaĂźt d’ici Ă  2025, des tensions et des conflits internes ou transfrontaliers ne manqueront pas d’éclater ».Dans la foulĂ©e de l’épidĂ©mie d’Ebola de 2014-2015, le Conseil de SĂ©curitĂ© national NSC de la Maison-Blanche se dotait d’une unitĂ© de lutte contre les pandĂ©mies, dirigĂ©e par des experts mondialement reconnus. En mai 2018, l’administration Trump supprimait cette Ă©quipe, la jugeant inutile. Vendredi 13 mars en confĂ©rence de presse, Donald Trump a rĂ©torquĂ© Ă  la journaliste qui l’interrogeait sur cette dĂ©cision que sa question Ă©tait mĂ©chante ». Accueil État et collectivitĂ©s Livre l'avenir c’est demain État et collectivitĂ©s Quelles ruptures sont nĂ©cessaires ? 14 septembre 2016 ‱ l'Ă©quipe de la Fondation iFRAP Dans la pĂ©riode actuelle, le temps court a une forte tendance Ă  prendre le dessus sur le temps long, avec cette impression constante que tout s’accĂ©lĂšre. Le temps mĂ©diatique nous ramĂšne mĂȘme sur du temps ultracourt l’immĂ©diatetĂ©. Un phĂ©nomĂšne amplifiĂ© alors que nous entrons dans une annĂ©e d’élection prĂ©sidentielle. Face Ă  ce constat, une association de chefs d’entreprise, le CERA, a profitĂ© de l’occasion de son 15e anniversaire pour solliciter un certain nombre de personnalitĂ©s connues et reconnues pour rĂ©flĂ©chir sur le temps long dans son dernier ouvrage, L’avenir c’est demain. L'objectif de cet ouvrage est de ramener du "temps long", afin d’envisager avec recul les mutations ou ruptures nĂ©cessaires pour l'avenir de notre pays et de la planĂšte. Sur plus d’une cinquantaine d’experts sollicitĂ©s, il s’en est trouvĂ© 27 pour rĂ©pondre favorablement Ă  l’appel dont Laurent Joffrin, directeur de la rĂ©daction du journal LibĂ©ration, qui signe la prĂ©face et invite Ă  ne pas donner tout pouvoir Ă  ceux qui ont une vision pessimiste des rĂ©alitĂ©s, d’autant plus que la France a de nombreux atouts "dĂ©passons nos peurs et mettons-nous en mode projet", nous dit-il en substance. Une dizaine de dessins clins d’Ɠil » de Xavier Gorce ponctuent Ă©galement l’ouvrage. Dans la partie Apprendre, Ă©duquer, se former », plusieurs auteurs imaginent un systĂšme Ă©ducatif au service de la sociĂ©tĂ© et de l’épanouissement des jeunes, un systĂšme pacifiĂ© et remarquĂ© sur le plan international. Certains auteurs proposent des solutions trĂšs concrĂštes, comme par exemple une rĂ©vision du statut des enseignants et des Ă©tablissements, pour remettre au cƓur du systĂšme de l’humain, du travail collectif, de la pĂ©dagogie, de la crĂ©ativitĂ©... L’un des contributeurs, HervĂ© Serieyx, pense que les nĂ©cessaires changements ne pourront ĂȘtre envisagĂ©s que suite Ă  un Ă©vĂšnement traumatisant qui nous obligera Ă  regarder en face la nĂ©cessitĂ© des changements Ă  faire ! Un autre contributeur, Idriss J. Aberkane, nous propose le concept d’"Ă©ducation ergonomique", pour faire face Ă  la croissance exponentielle de la connaissance mondiale » qui double tous les 7 Ă  9 ans ! Dans la partie Être citoyen, entreprendre », plusieurs auteurs proposent des solutions concrĂštes pour que la France en 2035 ne soit plus endettĂ©e et que l’Etat pĂšse moins sur l’économie. des solutions parfois proches, parfois diffĂ©rentes, permettant d’alimenter le dĂ©bat. AgnĂšs Verdier-MoliniĂ©, directeur de la Fondation iFRAP, apporte sa contribution dans un article dont le titre rĂ©sume son ambition 2035 la France enfin au service des Français ? » La contribution de GaĂ«lle BohĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de ramener de la bienveillance et de l’altĂ©ritĂ© Ă  tous les niveaux de la vie sociale est une belle respiration dans ce livre. Dans la partie Se nourrir », parmi les contributeurs, on trouve l’ancien prĂ©sident de la FAO Luc Guyau qui prĂ©sente une vision originale de la planĂšte en 2035, sur des sujets tels que l’eau, le climat, la terre, le gaspillage, la gouvernance mondiale
 Dans sa contribution, il n’oublie pas de faire aussi des propositions directement opĂ©rationnelles telles que nous inviter Ă  formaliser un statut de l’élu mettant tout le monde au mĂȘme rang les fonctionnaires doivent dĂ©missionner de leur poste quand ils sont Ă©lus et le statut permet Ă  des chefs d’entreprise d’avoir une assurance de remplacement pour retourner dans leur entreprise 
 Obliger tous les candidats aux Ă©lections nationales et europĂ©ennes d’avoir exercĂ© une activitĂ© professionnelle "hors des cabinets" aura un impact rĂ©el sur la reprĂ©sentation de la "vraie vie" assurant un rapprochement entre les Ă©lus et les citoyens. » Une bonne maniĂšre d’amener du renouvellement dans la vie politique de notre pays ! Dans la partie Vivre ensemble », on trouve entre autres des propositions radicales pour revoir la formation de nos magistrats article du juge Éric de Montgolfier sur la nĂ©cessitĂ© d’une formation professionnalisante de nos juges, une rĂ©flexion philosophique d’Emmanuel Jaffelin sur la prison, qui pour lui n’est pas une punition il nous invite Ă  rĂ©flĂ©chir comment punir autrement, ce qui rĂ©soudrait de fait l’engorgement de nos prisons, des propositions opĂ©rationnelles sur la sĂ©curitĂ© une des propositions de Philippe Le Gorjus, ancien commandant du GIGN, est actuellement en train d’ĂȘtre mise en place en partie par le gouvernement, etc. Dans la partie Se connecter », Pascal Perri, entre autres, nous parle de l’ homme augmentĂ© », HervĂ© Pillaud Ă©voque la rĂ©volution actuelle et Ă  venir du fait de la place grandissante de l’informatique dans le monde agricole ; Enfin, dans la partie S'ouvrir au monde », on trouve en particulier un article d’Alexandre Adler sur la rĂ©-urbanisation du monde » et un article passionnant de Max-Jean Zins Ă  partir de sa vision de l’Inde, dont il est un expert incontournable, il nous amĂšne Ă  faire un tour gĂ©opolitique de toute la planĂšte. Robert STAHL, co-directeur de l’ouvrage et contributeur Puisque vous ĂȘtes là
 DĂ©diĂ©e Ă  la recherche sur les politiques publiques, la Fondation iFRAP est financĂ©e par la gĂ©nĂ©rositĂ© privĂ©e dĂ©ductible des impĂŽts. C’est ce financement privĂ© qui la rend libre de parole, libre de ses axes de recherches et libre de ses propositions de avancer la France utilisez votre IFI, votre IR ou votre IS pour soutenir la Fondation iFRAP ! Je fais un don pour soutenir la Fondation IFRAP En avril 2020, le RESES RĂ©seau Ă©tudiant pour une sociĂ©tĂ© Ă©cologique et solidaire et l’ADEME ont organisĂ© des ateliers en ligne Viens imaginer ta vie » afin d’inviter les jeunes Ă  exprimer leurs visions du monde de demain. Et voici le rĂ©sultat
 Vivre ensemble en 2030 Pour 2030, les jeunes n’ont rien imaginĂ© de rĂ©volutionnaire, pas d’innovations technologiques importantes non plus. Ils sont conscients que 2030, c’était dĂ©jĂ  demain et ne voient pas de transformation majeure dans la sociĂ©tĂ© d’ici-lĂ . Ils envisagent plutĂŽt un ralentissement de l’économie vue comme nĂ©cessaire pour faire face Ă  l’épuisement des ressources et aux changements climatiques. Selon eux, dans moins de 10 ans on aura majoritairement adoptĂ© la mobilitĂ© douce en ville comme la marche, le vĂ©lo, la trottinette ; les villes laisseront plus de place Ă  la nature ; la consommation sera plus durable privilĂ©giant les produits locaux et les circuits courts. Plus de solidaritĂ© semble indispensable Ă©galement pour faire face aux diffĂ©rentes crises de l’énergie, des ressources, migratoire, sanitaire, sociale
. Lire la transcription dĂ©taillĂ©e de l’infographie Comment vivrons-nous tous ensemble ? » Repenser l’habitat La question de l’habitat est Ă©galement au centre du dĂ©bat. Les jeunes imaginent pour 2030 des villes moins surchargĂ©es. Selon eux, il y a de l’espace pour tous, il suffit juste de mieux l’organiser dans les villes dĂ©jĂ  surpeuplĂ©es, il faudra envisager des espaces vĂ©gĂ©talisĂ©s pour pouvoir mieux respirer et installer des fermes urbaines ; certains citoyens prĂ©fĂ©reront s’installer dans des villes plus petites ; d'autres choisiront de retourner vers les campagnes pour expĂ©rimenter la vie en petite communautĂ© plus solidaire et plus respectueuse de la biodiversitĂ©. Envisager autrement le travail Sur cette question, les jeunes ont eu plein d’idĂ©es et de propositions. Celle qui est ressortie en premiĂšre est le tĂ©lĂ©travail, une organisation qui a Ă©tĂ© largement mise en place durant la crise sanitaire de la Covid-19. Mais cela soulĂšve des questions d’égalitĂ© Comment assurer Ă  tout le monde la possibilitĂ© de tĂ©lĂ©travail quand l’activitĂ© le permet ? Quels amĂ©nagements pour les mĂ©tiers sans possibilitĂ© de tĂ©lĂ©travail ? Quelles sont les solutions alternatives ?... L’intĂ©rĂȘt pour l’autre et la place de l’Humain au cƓur de l’organisation du travail sont ressorties comme deux caractĂ©ristiques importantes pour penser la sociĂ©tĂ© de demain. La question s'est aussi posĂ©e de la mise en place d’un revenu universel pour assurer le nĂ©cessaire pour vivre, la redĂ©finition du temps de travail, rendre gratuit certains services
 de nombreuses pistes ont Ă©tĂ© Ă©voquĂ©es pour ne laisser personne de cĂŽtĂ© dans un monde plus solidaire. Lire la transcription dĂ©taillĂ©e de l’infographie Repensons le travail » Comment y arriver ? Les jeunes sont bien conscients que le monde ne changera pas de lui-mĂȘme. Ils sont pourtant optimistes sur la place du citoyen et son pouvoir de faire Ă©voluer les choses. Selon eux, chaque citoyen peut transformer la sociĂ©tĂ© en consommant autrement ; en s’intĂ©ressant Ă  des mĂ©tiers ayant un impact positif sur la sociĂ©tĂ© ; en s’engageant collectivement ; en valorisant les formes de dĂ©mocraties participatives et collaboratives. Lire la transcription dĂ©taillĂ©e de l’infographie Comment provoquer tous ces changements ? » DĂ©couvrir l’infographie reprenant toutes les idĂ©es des jeunes Dans L’avenir, c’est demain ! 27 propositions pour 2035 » Editions Autrement, 453 pages, une brochette d’experts des philosophes, un expert en gĂ©opolitique, un mĂ©decin cancĂ©rologue, un chercheur en neurosciences, un Ă©conomiste, un entrepreneur, un ancien commandant du GIGN, un ancien diplomate russe etc., etc. donnent leur vision du monde Ă  venir et leurs propositions Ă  mettre en Ɠuvre dĂšs demain. Nourrir le monde, sortir de la dette et le couple en 2035...Au sommaire de cet ouvrage collectif, on trouve par exemple des thĂšmes aussi variĂ©s que comment nourrir le monde », rĂ©industrialiser la France, le nouveau modĂšle d'entreprise, la dette est une drogue, comment en sortir?», apprendre autrement ou encore le couple en 2035, mode d’emploi ». Il vient d’ĂȘtre publiĂ© le 20 janvier par le Cera, ce club d’entrepreneurs vendĂ©ens connu pour ses confĂ©rences-dĂ©bats organisĂ©es rĂ©guliĂšrement Ă  Pouzauges et Ă  La Roche-sur-Yon, et qui se dĂ©finit lui-mĂȘme comme un vĂ©ritable think tank. Figures vendĂ©ennes et nationales Parmi la trentaine de contributions publiĂ©es figurent notamment celles de nombreuses personnalitĂ©s nationales Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’environnement, le physicien et philosophe Marc HalĂ©vy, le journaliste Alexandre Adler, l’enseignant-chercheur en neurosciences Idriss Aberkane, AndrĂ©-Yves Portnoff, un docteur Ăšs sciences et prospectiviste
 Mais aussi de personnalitĂ©s vendĂ©ennes, notamment du prĂ©sident d’honneur de Fleury Michon Yves Gonnord, coauteur de l’avant-propos, ou de l’élu local et ancien prĂ©sident de la FNSEA et de la FAO, Luc Guyau. TĂ©l. 02 51 66 59 00 ccueil>SociĂ©tĂ© J’ai connu Alexandre Adler du temps oĂč il Ă©tait membre du PCF et oĂč nous intellectuels Ă©tions frĂ©quemment appelĂ©s Ă  nous rencontrer Ă  la Nouvelle critique il m’arrive de relire certains numĂ©ros et je suis stupĂ©faite de la richesse culturelle des contributions, RĂ©volutio, dont j’étais rĂ©dactrice en chef-adjointe. Cela donnait souvent lieu Ă  des joutes et Alexandre avec son brio, son goĂ»t du paradoxe Ă©tait toujours celui qui surprenait pour le meilleur et le pire. Il est allĂ© vers d’autres rivages, mais il est aussi selon moi restĂ© “un stalinien” lĂ  aussi pour le pire et pas toujours pour le meilleur. Comme ici dans cet Ă©tonnant rapprochement entre la France de la deuxiĂšme guerre mondiale oĂč il y aurait eu des “braves gens” agissant de maniĂšre spontanĂ©e, bref! selon lui il y aurait eu un gĂ©nĂ©ral de Gaulle mais pas de PCF, dont il ne dit pas mot, pas plus que du programme du CNR et la maniĂšre dont il redresse la France, crĂ©e les trente glorieuses. Bref tout ça dĂ©pend des “braves” types. Ce qui lui permet par une pirouette dont il a le secret de faire les louanges de Macron qui ne se dĂ©brouille pas si mal
 Le paradoxe chez Adler a souvent pour fonction de masquer les lacunes du raisonnement, de permettre d’audacieuses analogies mal fondĂ©es. Mais pour rester sur l’objet -titre de son interview, j’avais Ă©galement suivi ses commentaires sur le rapport de la CIA et je confirme son propos. Des prĂ©monitions de la CIA Ă  leur mise en Ɠuvre sous Trump, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas faute de preuves. On sait en effet que le terme corona est un terme gĂ©nĂ©rique pour un type de virus mais vu les preuves que nos mĂ©dias apportent sur la Chine, celle de l’inscription dans un rapport de la CIA pĂšse d’un poids nettement plus lourd note de Danielle Bleitrach pour histoire et sociĂ©tĂ©. Public SĂ©nat vous propose le regard, l’analyse, la mise en perspective de grands experts sur une crise dĂ©jĂ  entrĂ©e dans l’Histoire. Aujourd’hui, le regard de
 Alexandre Adler, journaliste, historien, spĂ©cialiste des questions de gĂ©opolitique. LE 24 MAR 2020 Par Rebecca Fitoussi 5mn En 2005, Alexandre Adler prĂ©façait pour les Ă©ditions Robert Laffont Le nouveau rapport de la CIA – Comment sera le monde demain », rĂ©sultat de deux ans de travail de plusieurs dizaines d’experts Ă©valuant la situation de la planĂšte sur les quinze annĂ©es Ă  venir 2005-2020. Cette crise du Covid-19, les experts l’avaient prĂ©dite avec une prĂ©cision saisissante. Alexandre Adler revient sur ce rapport et se projette dans l’aprĂšs-crise. Selon lui, cette Ă©pidĂ©mie sera un tournant pour l’avenir du monde et annonce de profondes transformations. Pourriez-vous d’abord nous recontextualiser la publication de ce rapport qui annonçait une Ă©pidĂ©mie mondiale et la façon dont vous avez Ă©tĂ© amenĂ© Ă  le commenter ? Oui, je dois quelques explications Ă  nos lecteurs sur ce rapport de la CIA qui me donne un peu le statut de prophĂšte. [rires] Je rappelle d’abord que les rapports de la CIA Ă©taient rĂ©guliers, ils avaient l’habitude d’y Ă©voquer la situation gĂ©opolitique avec des questions comme La Russie va-t-elle rester dans une semi-dĂ©mocratie ou va-t-elle connaĂźtre un Ă©pisode autoritaire ? Ou d’autres questions comme la Chine reprĂ©sente-t-elle une menace ?». Des questions pour lesquelles j’avais une certaine compĂ©tence. Les Ă©ditions Robert Laffont me demandaient alors d’écrire des introductions oĂč je prenais position sur ce que racontait la CIA. Cela intĂ©ressait beaucoup de monde, c’était une idĂ©e trĂšs intelligente de la CIA. Au lieu d’envoyer ce genre de rapport Ă  quelques personnalitĂ©s triĂ©es sur le volet, l’idĂ©e Ă©tait de s’adresser Ă  l’opinion publique et de la prendre Ă  tĂ©moin, de se mettre au service du public. Que prĂ©disait ce rapport ? Quel Ă©tait le scenario ? Je l’avais moi-mĂȘme oubliĂ©, mais le terme corona » apparaĂźt dans ce texte Ă©crit dĂšs 2005. Corona » est un terme codĂ© qui Ă©tait utilisĂ© par les Ă©pidĂ©miologistes en AmĂ©rique pour nommer ce qu’ils considĂ©raient comme la pandĂ©mie ultime. De pandĂ©mie en pandĂ©mie, nous allions avoir une pandĂ©mie qui allait vĂ©ritablement s’étendre Ă  la Terre entiĂšre. Pourquoi ? Et bien parce que la mondialisation avait atteint un stade trĂšs avancĂ©. La CIA mettait en garde, et j’étais plutĂŽt d’accord. J’étais assez critique, non pas de la mondialisation que je considĂ©rais comme un phĂ©nomĂšne inĂ©vitable et qui comporte de nombreux Ă©lĂ©ments trĂšs positifs, mais elle avait aussi des Ă©lĂ©ments nĂ©gatifs. Par exemple, et c’était ce Ă  quoi la CIA Ă©tait dĂ©jĂ  sensible, le fait que les Etats-Unis, pour des raisons de coĂ»ts de court terme, s’étaient complĂštement mis Ă  la disposition de la Chine qui fabriquait pratiquement tous les produits pharmaceutiques dont l’AmĂ©rique avait besoin. Le pays avait quasiment tirĂ© un trait sur son industrie pharmaceutique, qu’il faisait faire Ă  l’étranger. La CIA disait dans ce rapport que ce n’était pas trĂšs sage. Dans mes commentaires Ă  l’époque, j’abondais dans ce sens parce que je savais que la France avait la tentation de le faire aussi. Elle l’a d’ailleurs fait malheureusement. Il fallait maintenir un certain nombre de productions stratĂ©giques et de stocks nĂ©cessaires sur place. Dans ce rapport, les prĂ©cisions sur le virus, sur son mode de propagation, sont saisissantes
 apparition d’une nouvelle maladie respiratoire humaine virulente, extrĂȘmement contagieuse », voyageurs prĂ©sentant peu ou pas de symptĂŽmes » qui pourraient transporter le virus sur les autres continents ». Comment cela a-t-il Ă©tĂ© possible ? Parce que c’était dĂ©jĂ  arrivĂ©. Cela nous ramĂšne aux livres de Tom Clancy qui lui aussi Ă©crivait Ă  partir de l’expertise de la CIA. Il racontait de maniĂšre effrayante une Ă©pidĂ©mie d’Ebola. Et effectivement, Ă  l’époque, Ebola n’était pas du tout maĂźtrisĂ©. Entre temps, les Instituts Pasteur et leurs Ă©quivalents ont trouvĂ© le vaccin pour Ebola, ce qui est presque un miracle. Nous n’avons plus d’Ebola, mais nous avons cette maladie qui est Ă  la fois effrayante parce que nous n’avons pas encore trouvĂ© le vaccin mais beaucoup moins dangereuse du point de vue de la mortalitĂ©. Au moment de la sortie de ce rapport, quelles ont Ă©tĂ© les rĂ©actions internationales ? A-t-il Ă©tĂ© pris au sĂ©rieux par les autoritĂ©s des diffĂ©rents pays ? Il n’y a eu aucune rĂ©action ! Aucune ! Parce que c’était un rapport parmi d’autres. Et certainement pas en France. On n’a rien fait de particulier et c’est vrai de tous les pays europĂ©ens. C’était chacun pour soi et tout le monde Ă©tait tout Ă  fait insouciant. Il y avait un sentiment, comme toujours quand on avance, oĂč on pense que cela n’arrive qu’aux autres. Dans ce rapport, la suite envisagĂ©e fait froid dans le dos. Il Ă©voque de nouveaux cas de coronavirus qui apparaitraient par vague, trĂšs rĂ©guliĂšrement et qui finiraient par tuer des millions de personnes
 Quel crĂ©dit peut-on accorder Ă  cette thĂ©orie ? Je pense que la CIA a voulu provoquer un choc Ă©motionnel Ă  ses lecteurs. Leur disant, si vous ne faites rien, ces drames viendront et ne viendront pas une fois mais Ă  plusieurs reprises. C’est parfaitement possible, sauf que maintenant que nous avons connu cette pĂ©riode de pandĂ©mie mondiale avec la premiĂšre conjoncture mondiale qui affecte la totalitĂ© de la Terre, cela peut changer la donne. C’est quand mĂȘme renversant de penser que nous sommes tous, au mĂȘme moment, au mĂȘme endroit, arrĂȘtĂ©s. Et lĂ  je pense aux mots de mon maĂźtre Louis Althusser ndlr philosophe qui avait lu cela chez Hegel, le philosophe allemand l’humanitĂ© avance toujours, mais toujours par sa nĂ©gativitĂ©. » C’est-Ă -dire que c’est toujours par un phĂ©nomĂšne nĂ©gatif que des phĂ©nomĂšnes par ailleurs massivement positifs arrivent, comme le fait que l’humanitĂ© est Une et que maintenant nous sommes tous dans le mĂȘme bateau. Et bien pour y arriver, nous sommes passĂ©s par cette pandĂ©mie. Comment trouvez-vous l’organisation du monde face Ă  cette crise ? De nombreux Etats ont fermĂ© leurs frontiĂšres
 Les Ă©conomies se referment sur elles-mĂȘmes
 L’heure est-elle au repli ? Cette crise sonne-t-elle le glas de la mondialisation ? Pas du tout ! Les gens voient Ă  quel point le repli, indispensable en ce moment pour prĂ©venir l’épidĂ©mie, est grave pour les sociĂ©tĂ©s et pour les Ă©conomies. Les gens sont certes prĂ©servĂ©s des pires flĂ©aux, mais ils sont pauvres ! Ils sont appauvris comme nous le sommes aujourd’hui dans toute l’économie française par ces mesures de containment » ndlr endiguement qui sont nĂ©cessaires. Toutes les entreprises qui font faillite ou toutes celles qui ont des dettes Ă©pouvantables, le voient bien aujourd’hui. Donc on comprend comment le protectionnisme, les circuits courts, etc
 Ce sont surtout les cerveaux courts, les circuits courts ! Toute la classe politique française, jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, nous annonce un AprĂšs
 DiffĂ©rent sur le plan idĂ©ologique, Ă©conomique, social
 Vous croyez Ă  une rĂ©volution ? Un tournant ? Cela vous semble-t-il possible ? Oui je le crois. Nous sommes sur une pente ascendante. Je le sens. Pendant la guerre, on a vu tant de Français et de braves gens qui sans mot d’ordre d’organisations de rĂ©sistance, encore Ă  peine dĂ©veloppĂ©es, ont eu les bons gestes. Cacher des juifs, cacher des rĂ©sistants, cacher le ravitaillement que les Allemands pillaient de façon Ă©hontĂ©e
 Tout cela, ce sont des gestes de survie de la sociĂ©tĂ© qui ont fait une autre sociĂ©tĂ© en 1945. Nous avons eu une sociĂ©tĂ© beaucoup plus fraternelle et beaucoup plus courageuse dans laquelle des gens jeunes ont remplacĂ© des gens trop ĂągĂ©s et qui ont insufflĂ© ce qu’on a appelĂ© Les Trente Glorieuses ». Ce genre de phĂ©nomĂšne, nous l’avons dĂ©jĂ  connu. Et dramatiquement, puisqu’il s’agissait lĂ  d’une tragĂ©die sans prĂ©cĂ©dent. Vous imaginez le choc qu’a Ă©tĂ© 1940, pour une France qui se pensait encore comme une grande puissance mondiale. Et du jour au lendemain, cette chute ! Puis cette remontĂ©e avec le GĂ©nĂ©ral de Gaulle. Il n’y a pas de De Gaulle en France aujourd’hui mĂȘme si je trouve que notre PrĂ©sident Macron se dĂ©brouille avec beaucoup de courage et beaucoup de sang-froid dans une situation trĂšs difficile. Et d’ailleurs les sondages le prouvent. Les Français se disent heureusement qu’il est lĂ  quand mĂȘme ! ». Un certain nombre de querelles sont en train de s’éteindre et elles ne reviendront plus. Cette pĂ©riode de profonde amertume que vous voyez Ă  travers le monde est en train d’ĂȘtre dĂ©passĂ©e. Quelles pourraient ĂȘtre les consĂ©quences de cette crise mondiale sur le plan politique et gĂ©opolitique ? Imaginez-vous une montĂ©e en puissance de leaders populistes ? D’Etats totalitaires ? Vers qui, vers quoi les peuples auront-ils envie de se tourner ? Ils vont se tourner vers des hommes politiques rationnels qui n’ont pas racontĂ© n’importe quoi, qui n’ont pas sombrĂ© dans l’hystĂ©rie, qui ne sont pas roulĂ©s par terre devant le public. Ils vont se tourner vers des hommes politiques, qui tout en Ă©tant des gens raisonnables, sont aussi des gens qui savent faire preuve d’autoritĂ©. L’autoritĂ©, ce n’est pas la dictature et c’est exactement ce qu’on souhaite aujourd’hui. On a bien vu aux Etats-Unis comment Franklin Roosevelt – dont les rĂ©actions n’étaient pas toutes trĂšs bonnes et qui n’était pas un homme exemplaire – a maintenu les Etats-Unis dans une dĂ©mocratie oĂč les Ă©lections se sont tenues, oĂč la libertĂ© d’expression n’était pas Ă©touffĂ©e alors qu’il a menĂ© la guerre la plus importante de toute l’histoire amĂ©ricaine et qu’il l’a gagnĂ©e. Cet exemple qui est aussi celui de Winston Churchill en Grande-Bretagne, c’est la preuve que les dĂ©mocraties sont capables dans des circonstances exceptionnelles de faire les sacrifices et de manifester une certaine forme d’autoritĂ© sans sacrifier les libertĂ©s fondamentales. Nous sommes dans un monde pluraliste, un monde qui n’est pas encore unifiĂ© par une dĂ©mocratie unique et gĂ©nĂ©ralisĂ©e, mais qui va dans le bon sens, c’est Ă©vident ! Vous ne voyez pas dans cette crise du Covd-19 un risque de dĂ©stabilisation gĂ©opolitique et celui d’une multiplication de conflits armĂ©s ? Non, au contraire, je vois l’inverse. Je vois par exemple que devant la difficultĂ© que traverse le Moyen-Orient, nous avons une coopĂ©ration, Ă©videmment forcĂ©e et Ă©videmment grommeleuse, mais qui naĂźt aujourd’hui les IsraĂ©liens et les Palestiniens par exemple, parce qu’ils sont exactement dans le mĂȘme bateau, que la maladie est la mĂȘme. Il y a autant d’IsraĂ©liens qui voyagent aux Etats-Unis ou en Inde ou ailleurs qu’il y a de Palestiniens qui sont en contact avec des Libanais, et avec des Syriens ou des Iraniens, mais le rĂ©sultat est le mĂȘme, la maladie est dans tout IsraĂ«l, et IsraĂ«l est dans le confinement comme tout le monde, et ils sont en train de trouver une voie d’union nationale et un compromis. A la lueur de ce que vous savez, de ce que vous observez, et pour terminer cette interview comme on l’a commencĂ©e, c’est-Ă -dire sur de la prospective comment imaginez-vous le monde en 2040 ? Je pense que d’ici 2040, nous allons vers des transformations Ă©normes. Hitler qui Ă©tait trĂšs superstitieux croyait au Reich de mille ans, parce qu’un certain nombre de voyants lui avaient dit qu’aprĂšs cette grande Ă©preuve qu’est la guerre, il mĂšnerait un monde millĂ©naire et ce serait la grande Ă©poque de l’Allemagne. En fait l’Allemagne a explosĂ© Ă  la suite de ses folies et nous n’avons pas eu ce monde millĂ©naire. Mais en mĂȘme temps, ce qui est vrai, c’est qu’au lendemain de ces Ă©preuves terribles auxquelles nous sommes confrontĂ©es, se prĂ©parait quelque chose d’autre. Et ce quelque chose d’autre » est lĂ  maintenant. Nous sommes dans un monde qui va se libĂ©rer des hydrocarbures, qui va trouver des moyens de produire beaucoup plus proprement, qui a compris que la nature ne nous appartient pas
 Bref ! Nous sommes dans un monde qui est en train de prendre connaissance d’un certain nombre de nos folies et notre grande folie, on la connaĂźt depuis toujours, c’est la folie PromĂ©thĂ©enne celle qui a donnĂ© le feu aux Hommes, c’est bien ! MĂȘme de nous donner l’atome, c’était pas mal ! Mais avec des dangers trĂšs grands ! Ces dangers, nous en sommes enfin conscients, c’est cela qui se passe Ă  l’échelle mondiale. PubliĂ© le 24/03/2020 Ă  0912 – Mis Ă  jour le 24/03/2020 Ă  0912CrĂ©dits photo principale JEAN-PIERRE MULLER / AFPPartager

alexandre adler comment sera le monde de demain