Lapromesse de s’amĂ©liorer vient souvent conclure l’histoire, appuyĂ©e par une image de l’enfant devenu raisonnable, en miroir par rapport Ă  la premiĂšre case : « Corentin comprit qu’il avait trouvĂ© plus malin que lui, et, en considĂ©ration de l’oreille droite, il prit la ferme rĂ©solution de rester tranquille en classe et de ne plus manquer de respect Ă  maĂźtre Alain Ă  l LesNouvelles du Foot - Info Foot 24/24 en Direct - Les derniĂšres infos du Foot - ActualitĂ©s Football du Jour Mercato et Rumeur Transfert Aujourd'hui - LNDF Consultation PrĂ©sentation de l'IR. DĂ©partement des Manuscrits > Français > Nouvelles acquisitions françaises > NAF 28151-28300. NAF 28297. Fonds Jean GuĂ©henno. Lisez« La vĂ©ritable histoire de Jean-Corentin CarrĂ©, jeune soldat de la PremiĂšre Guerre mondiale » de Sophie CrĂ©pon disponible chez Rakuten Kobo. C'est le journal intime de Jean-Corentin que nous dĂ©couvrons. Il retrace la vie du jeune garçon du XX 1914 (dĂ©claration DeProfundis (CarrĂ©/Michaud) 1 Brutale dĂ©crue des eaux, De Profundis (CarrĂ©/Michaud) 3 Retour au calme CĂ©dricCoussy : " plus de fun "CĂ©dric Coussy, 47 ans D'AngoulĂȘme, FFA C'est la premiĂšre fois que je participe Ă  ExilĂ© Ă  MontrĂ©al pendant 14 ans, il est le monteur de la comĂ©die dramatique quĂ©bĂ©coise Arletteet l'un des dix films de sĂ©lection officielle.. 16 semaines de montage - " J'ai vu ce film environ 20 fois "Double Pride of : Cette sĂ©lection," est une note d'un . Nous avons l’occasion rĂ©guliĂšre d’échanger avec la communautĂ© orthodoxe installĂ©e depuis quelques annĂ©es Ă  l’abbaye de KerbĂ©nĂ©at, situĂ©e du cĂŽtĂ© de la Roche-Maurice et PlounĂ©venter DiocĂšse de Quimper & LĂ©on. MĂȘme si la majoritĂ© des communautaires vient de Roumanie, ces chrĂ©tiens orthodoxes sont trĂšs attachĂ©s Ă  la figure des saints bretons, et c’est ainsi que nous avons pu faire connaissance il y a maintenant plusieurs mois. Nous avons souhaitĂ© vous prĂ©senter cette communautĂ©, par cet entretien avec le PĂšre Justin. Pour illustrer cet article, nous vous prĂ©sentons cette belle synaxe des saints bretons rĂ©alisĂ©e par la communautĂ©, que vous retrouvez sur l’iconostase installĂ©e dans l’abbatiale. PĂšre Justin, pouvez-vous vous prĂ©senter et nous dire quelques mots sur votre communautĂ© d’oĂč venez-vous et quelle est votre vocation spĂ©cifique? Nous venons de Roumanie. Pendant les derniĂšres annĂ©es avant d arriver ici, moi, PĂšre Justin, j’ai vĂ©cu dans un monastĂšre qui s’appelle Oasa oĂč je m’étais occupĂ© des jeunes, en les confessant et en leur tenant des confĂ©rences spirituelles. Parmi eux, il y a eu des filles qui ont voulu suivre une vie monastique dans une maniĂšre plus exigeante et exacte, en ayant comme repĂšres vivants les saints de l’Eglise. Nous voulions prendre au sĂ©rieux les vies des saints, et non pas seulement comme des belles histoires, parfois considĂ©rĂ©es lĂ©gendaires, qui enflamment un imaginaire maladif ou puĂ©ril. L accent Ă©tait mis sur l’adoration de Dieu dans le temple du coeur, qui avait Ă©tĂ© la prĂ©occupation constante des vieux moines du dĂ©sert. Mais pour cela, nous avons besoin de certaines conditions. Nous ne les avons pas trouvĂ©es en Roumanie. Ca ne signifie pas qu’elles n’y existe pas, mais nous ne les avons pas trouvĂ©es. Lorsque nous y cherchions un endroit , le mĂ©tropolite Joseph de France a appris de nous et il nous a proposĂ© un monastĂšre dans les Alpes provençales, Ă  Castellane, un lieu trĂšs beaux et propice pour la vie monastique contemplative que nous avions dĂ©sirĂ©. Mais l’endroit Ă©tait trop petit pour nous qui Ă©tions au moins 15 personnes. AprĂšs environ 7 mois lĂ -bas puis un court retour en Roumanie, le mĂ©tropolite Joseph nous a donne ce monastĂšre qui Ă©tait propice Ă  notre but. Alors nous essayons de vivre ici selon les exigences des vieux moines, bien-sĂ»r adaptĂ©es a notre mesure, et notre vocation c’est la vocation des moines la priĂšre pour le monde entier et le rayonnement de l amour sur tout l univers. Mais cela commence par une “plongĂ©e” en soi-mĂȘme pour se dĂ©barrasser de tout obstacle de l’ego qui s interpose entre notre coeur et l amour de Dieu. Nous l’appelons metanoia, la pĂ©nitence. Nous devons devenir un miroir qui resplendit des rayons de l’amour divin. Si le miroir est sale, il ne peut pas reflĂ©ter la lumiĂšre divine. Alors notre travail c’est le nettoyage du coeur par la grĂące divine. Ensuite l’amour de Dieu peut se dĂ©verser sur le monde entier, Ă©tant reflĂ©tĂ© par notre coeur. Pour avoir une comparaison accessible aux fidĂšles catholiques, parmi les ordres catholiques je pense que nous somme plus proches de trappistes. C’est seulement une opinion . Comment vivez-vous votre apostolat ? D’abord nous devons dĂ©finir ce qu’est un apĂŽtre. Les douze ont Ă©tĂ© choisis par le Christ en vivant. Mais Paul est aussi un apĂŽtre, Ă©gal aux autres. Ce qui a fait de Paul un apĂŽtre, c’est la vision du Christ et ensuite la communion dans la doctrine et dans le mode de vivre avec les autres apĂŽtres. Alors un apĂŽtre est une personne qui a vu la gloire de Dieu et vit toujours dans cette gloire. Une personne dans laquelle vit le Christ entier. Saint Paul dit que c est le Christ qui vit en lui, pas lui-mĂȘme. Seulement dans ce cas, un apĂŽtre, peut-ĂȘtre envoyĂ© pour prĂȘcher l’Evangile. La mission, comme action de rĂ©pandre l’Evangile jusqu’aux bouts du monde, c’est possible 
 mais seulement aprĂšs une rĂ©ception consciente du Saint Esprit. Je souligne “consciente”. C est pourquoi le Christ a commandĂ© aux apĂŽtres d attendre la descente pleine du Saint Esprit, mĂȘme s’ils ont vĂ©cu avec le Christ pendant des annĂ©es, ont entendu tous ses mots et ont mĂȘme fait des miracles. Tout ca n’a pas Ă©tĂ© suffisant. Je pense que ca c est la cause de l’échec de beaucoup de missionnaires pendant des siĂšcles. Les Ă©crits de saint Denis l ArĂ©opagite nous montrent clairement qu’un vrai Ă©vĂȘque est une personne dĂ©ifiĂ©e par la GrĂące, qui a vu la gloire de Dieu, que le prĂȘtre est une personne illuminĂ©e, c’est-Ă -dire une personne qui a la priĂšre incessante, et que le diacre est une personne qui a vaincu les passions. Alors un apĂŽtre, c’est une personne qui a le Christ vivant en lui au bout d’un chemin de purification, d’illumination et de vision de la gloire divine. Strictement, chaque moine est dans le processus de devenir apĂŽtre. Selon les mots de saint Jean Baptiste, personne ne peut avoir quelque chose si elle ne l’a pas gagnĂ© d’en haut. Nous pouvons ĂȘtre apĂŽtre seulement si le Christ demeure en nous dans une maniĂšre vivante. Autrement c’est une illusion ou au moins un formalisme. Un moine est une personne qui est sĂ©parĂ©e de tous et unie a tous, conformĂ©ment Ă  Evagrios. Il est comme le soleil “loin” de ce monde, mais embrassant entiĂšrement ce monde. Il devient aprĂšs des annĂ©es s’il parcourt le vrai chemin un rĂ©ceptacle empli de l’amour divin, amour qui se rĂ©pand sur toute crĂ©ature, mĂȘme sur les dĂ©mons. Il veut, comme le Christ, que toute crĂ©ature soit sauvĂ©e c’est-Ă -dire intĂ©grĂ©e dans l’amour divin et c est pourquoi il se donne lui-mĂȘme entier Ă  la priĂšre qui est une participation mystique Ă  la rĂ©demption du Seigneur. Prier c’est dĂ©verser ton sang pour tes frĂšres, dit saint Silouan. Et il a la conscience que tous les saints ont fait et font la mĂȘme chose. Il est uni dans sa priĂšre avec tous les saints, les anges, et en fait avec toutes les crĂ©atures. J’aime appeler la Bretagne la saintetĂ© par mĂštre carrĂ©. N’importe oĂč tu vas, tu trouves quelque chose liĂ© Ă  un saint. Vous n’avez pas ici un trĂ©sor . Vous ĂȘtes un trĂ©sor. Vous venez de Roumanie, mais trĂšs tĂŽt vous avez vu la richesse spirituelle que reprĂ©sentent nos saints bretons, pour lesquels vous avez une attention particuliĂšre. Que reprĂ©sentent-ils pour vous ? Quand nous sommes arrivĂ©s ici, nous n’avions rien su de la Bretagne ou de ses saints. Je me rappelle le long voyage par voiture pendant lequel nous Ă©tions Ă©tonnĂ©s des noms des localitĂ©s. A peu prĂšs partout on voyait quelque chose avec plou, ker, loc, lann, ou tel ou tel saint. Ca nous a incitĂ© Ă  faire des recherches. Et, de plus, le PĂšre Philippe un prĂȘtre orthodoxe de PlouzanĂ© nous avait racontĂ© l’histoire des saints bretons et de leurs reliques. Mais nous ne connaissions pas la langue française. Ensuite nous avons appris un peu le français, nous avons lu l’histoire de la Bretagne, nous nous sommes familiarisĂ©s avec les vies des saints et avons dĂ©couvert qu’il avait beaucoup des reliques aux alentours. La dĂ©couverte de leurs vies a Ă©tĂ© un choc. Nous y avons reconnu une foi et un mode de vie identiques aux vieux moines d’Egypte et de Palestine et Ă  la vieille tradition de l’Eglise. Nous nous sommes retrouvĂ©s entiĂšrement en eux. Je rĂ©pĂšte entiĂšrement. C’est un sentiment difficile Ă  dĂ©crire. Nous avons su clairement que c’étaient eux qui nous avaient amenĂ©s ici. DĂšs lors nous nous sentions ici comme chez nous. Ils sont l’expression de la foi de l’Eglise ancienne. Ils sont les tĂ©moins de la vrai vie chrĂ©tienne. Alors nous avons commencĂ© Ă  visiter et Ă  vĂ©nĂ©rer leurs reliques, leurs lieux de culte, etc. Des dizaines et des centaines d’endroits, certains connus, certains peu connus ou fermĂ©s la plupart du temps. Nous avons dĂ©couvert des reliques et des traces des saints partout parfois mis dans des Ă©glises pour ĂȘtre vĂ©nĂ©rĂ©es, parfois dans des greniersoui!, parfois oubliĂ©s dans un coin poussiĂ©reux d’une Ă©glise, parfois dans des vitrines parmi d’anciens objets prĂ©cieux, parfois dans des mairies, parfois dans des musĂ©es, parfois prĂȘts Ă  ĂȘtre vendus sur internet
 la liste peut continuer. Partout des fontaines saintes , des chapelles, des Ă©glises. C est vraiment Ă©tonnant. J’aime appeler la Bretagne la saintetĂ© par mĂštre carrĂ©. N importe oĂč tu vas, tu trouves quelque chose liĂ© Ă  un saint. Vous n’avez pas ici un trĂ©sor . Vous ĂȘtes un trĂ©sor. Mais la tristesse a convergĂ© avec cette joie gĂ©nĂ©ralement les gens ne sont pas conscients de ce trĂ©sor. La Bretagne ce n’est pas seulement un terre de lĂ©gendes mais le pays des saints. Je ne nie pas l’influence de la profonde spiritualitĂ© des celtes mais la Bretagne a Ă©tĂ© fondĂ©e par les saints. Partout flotte un parfum discret de saintetĂ©. Mais on doit avoir des sens subtils pour le “prendre”. Cette dĂ©couverte a dĂ» ĂȘtre dĂ©voilĂ©e aux autres. Nous avons commence a faire connaĂźtre ces saints en Roumanie et dans d’autres pays et continents. L’effet a Ă©tĂ© surprenant tous, vraiment tous, en ont Ă©tĂ© ravis. Tous veulent venir ici pour vĂ©nĂ©rer leurs lieux, lire leurs vies et suivre leur maniĂšre de vivre selon la possibilitĂ© de chacun. Par les saint bretons la Bretagne est devenue universelle. Elle appartient au monde entier. Et ça s’applique Ă  tout pays. Vous ĂȘtes bretons si vous ĂȘtes conscients de vos saints ! Est il important pour vĂ©nĂ©rer nos saints locaux ? Pourquoi ? Je n aime pas l expression “vĂ©nĂ©rer les saints” mĂȘme si nous l’utilisons et c’est certifie par la tradition. C’est a peu prĂšs un terme technique qui distingue, toutefois dans une maniĂšre trĂšs juste, la vĂ©nĂ©ration des saints de l’adoration de Dieu. Mais pour les modernes, la vĂ©nĂ©ration implique plus un sentiment de respect et une certaine formalitĂ©, un rapport un peu extĂ©rieur avec l objet vĂ©nĂ©rĂ©. Pour l’Eglise ancienne, la vĂ©nĂ©ration des saints Ă©tait une part de son identitĂ©. Ils sont les membres du mĂȘme corps de l’Eglise. Nous regardons parfois l’Eglise constituĂ©e de deux parties un peu sĂ©parĂ©es. Les saints sont dans “le ciel” et nous, le reste, sur la terre. Mais, selon les mots de saint Silouan, le mĂȘme Esprit Saint vit aussi bien dans “le ciel” que sur la terre. VĂ©nĂ©rer les saint signifie que nous puisque eux-mĂȘmes, les saints, l’ont dĂ©jĂ  avons la conscience de l’Eglise comme une. Et l’Eglise a une seule identitĂ© c est l’épouse du Christ, le corps du Christ oĂč n importe quel autre terme que vous utilisez pour dĂ©signer cette union totale. Alors si je ne “vĂ©nĂšre” pas les saints, je ne suis pas conscient de ce que je suis, j’ai perdu mon identitĂ© chrĂ©tienne. J’aurais besoin de dizaines de pages pour dĂ©velopper cette idĂ©e mĂȘme si elle peut ĂȘtre contrariante pour certains. Dans le cas particulier de la Bretagne, la naissance du peuple breton est synonyme avec la prĂ©sence des saints. Les saints ont fondĂ© et soutenu la Bretagne. Ils sont l’ñme de la Bretagne. MĂȘme si le corps ne reconnait pas l’ñme ou l’oublie, toutefois c est l’ñme qui soutient le corps. Par les saint bretons la Bretagne est devenue universelle. Elle appartient au monde entier. Et ca s’applique Ă  tout pays. Vous ĂȘtes bretons si vous ĂȘtes conscients de vos saints. S’ils deviennent votre vie. Puisqu’ils sont vivants et qu’ils nous embrassent avec leur amour TOUJOURS. Ils font des miracles si nous les laissons de les faire. Je suis sur que le poisson de saint Corentin n est pas une lĂ©gende. Sinon, je dois nier l’Evangile entier, et en particulier la multiplication des pains dans le dĂ©sert. Et les miracles ne sont pas seulement les faits sortis de la “normalitĂ©â€ bien que la normalitĂ© soit constituĂ© des miracles mais aussi la transfiguration intĂ©rieure des hommes. Le grand miracle c’est lorsqu’une personne devient une avec le Christ. Merci beaucoup, PĂšre Justin ! Je vous remercie pour cette occasion d’exprimer notre amour pour la Bretagne et je demande pardon Ă  tous si mes mots ont blessĂ© sans mon intention quelqu’un. Propos recueillis par Eflamm Caouissin Tant que vous ĂȘtes lĂ , un petit mot. Ar Gedour travaille sans relĂąche au rayonnement de la Bretagne et de sa dimension chrĂ©tienne. Vous pouvez soutenir notre action par un don soit via Credofunding en cliquant ici ou via Paypal par le bouton ci-dessous. [/box] [CC BY-NC-ND Partage autorisĂ© sur un autre site Ă  condition de citer Ar Gedour en entĂȘte avec un lien cliquable. En savoir plus] Du 1er au 10 juillet 2022 Édito Notre Histoire Sophie Mirouze et Arnaud Dumatin dĂ©lĂ©guĂ©s gĂ©nĂ©raux du Fema Notre histoire, c’est celle d’un festival pluridisciplinaire créé en avril 1973 Ă  La Rochelle. Les RIAC – Rencontres Internationales d’Art Contemporain – furent un Ă©vĂ©nement d’avant-garde invitant des artistes du monde entier dans les domaines de la musique, de la danse, du théùtre et du cinĂ©ma. En 1985, seule la section consacrĂ©e au cinĂ©ma Ă©tait maintenue. Ainsi est nĂ© le Festival CinĂ©ma de La Rochelle, obstinĂ©ment non compĂ©titif, sans palmarĂšs ni jurĂ©s ou demandes d’exclusivitĂ©s, caractĂ©ristiques qui en font aujourd’hui un festival unique. À sa tĂȘte jusqu’en 2001, Jean-Loup Passek
 Lire la suite Affiche L’affiche du 50e festival est un Ɠil. MagnĂ©tique et inquiĂ©tant, cet Ɠil, qui sĂ©duit et qui trouble, qui envoĂ»te le spectateur des salles obscures, est celui d’Alain Delon dans Plein Soleil oĂč le jeune acteur français fait une entrĂ©e triomphale dans le palais des artifices, des illusions et des mirages qu’est le cinĂ©ma cĂ©lĂ©brĂ©, comme chaque annĂ©e, Ă  La Rochelle. » Stanislas Bouvier TĂ©lĂ©charger JPG PDF Aftermovie RĂ©alisation — Corentin Leblanc Images — ClĂ©ment Colliaux, Juliette Gadenne, Emma Morel, Corentin Leblanc, Yves SalaĂŒn, Philippe Lebruman Musique — Institut Arnaud Dumatin, Emmanuel Mario, Nina Savary Programmation Liste des films Calendrier Galerie photo Galerie vidĂ©o Programme Catalogue TĂ©lĂ©charger au format pdf Textes Sortir de l'ombre , Yann Dedet Jiƙí Brdečka 1917-1982 , Xavier Kawa-Topor Andrey Koulev, Chasseur de cerf-volant , Theodore Ushev Brad Pitt, la revanche d'un blond , Adrien DĂ©nouette Quelques moments du cinĂ©ma portugais , Bernard Eisenschitz Conversation autour du cinĂ©ma de Binka Zhelyazkova , entre Yoana Pavlova Le cinĂ©ma de Pier Paolo Pasolini , Roberto Chiesi L’espĂ©rance est violente , HervĂ© Joubert-Laurencin Audrey Hepburn, pour l'Ă©ternitĂ© , Pierre Charpilloz Ennio Morricone, gĂ©nie de tous les contraires , StĂ©phane Lerouge Le nouveau cinĂ©ma ukrainien , Anthelme Vidaud JonĂĄs Trueba, les temps du possible , Marcos Uzal Joanna Hogg Naissance d’une cinĂ©aste , Judith Revault d’Allonnes Un cas sans prĂ©cĂ©dent , Denitza Bantcheva Bande-annonce Archives — Bernadette Lafont, John Boorman, Jean-Loup Passek, Jacques Doillon, Michel Piccoli, AgnĂšs Varda, Michel Legrand, Mathieu Amalric, Prune Engler, Elia Suleiman RĂ©alisation — Sophie Mirouze, Sylvie Pras, Arnaud Dumatin Montage — Philippe Lebruman Musique — Florencia Di Concilio Extraits — Fonds Landy / FAR – Fonds Audiovisuel de Recherche, Remerciements Ă  Claudie Landy ClĂ©o de 5 Ă  8 1961 AgnĂšs Varda, Remerciements Ă  CinĂ©-Tamaris Le Fema en AccrĂ©ditations professionnelles TĂ©lĂ©chargements — Logos 50Ăšme Ă©dition — Affiche JPG — Affiche PDF — Kit de communication — Dossier de presse — Catalogue — Programme — Calendrier — Programme enfants — Liste des films Le Fema des enfants En 2022, le festival vous propose une vaste programmation dĂ©diĂ©e aux enfants, des tout-petits aux plus grands, en partenariat avec Benshi. Les enfants sont invitĂ©s Ă  dĂ©couvrir diffĂ©rentes techniques d’animation Ă  travers des films autour des animaux et de la nature, oĂč se croisent hiboux, tortues, castors, tigres, asticots, et autres drĂŽles de petites bĂȘtes, mais aussi des trĂ©sors d’animation venus d’Estonie et de belles avant-premiĂšres. 3 sĂ©ances par jour, tous les jours, pour tous les Ăąges. Certaines sĂ©ances sont suivies d’une animation. À l’issue de chaque sĂ©ance, un goĂ»ter est offert aux enfants par Jardin Bio de LÉA Nature pour un moment de convivialitĂ©. — Retrouvez ici le programme de l’édition 2022 — Toutes les informations sur le Fema des enfants Jeunes cinĂ©philes Revue de presse Concours de la jeune critique PubliĂ© le 08/11/2014 Ă  0349 Le Verdier a payĂ© un lourd tribut Ă  la guerre de 14-18, comme tous les villages agricoles du pays. Au moment de la mobilisation, 82 jeunes hommes entre 19 et 45 ans sont partis au front, 21 n'en sont pas revenus. La commune comptait environ 400 habitants, ce qui montre la saignĂ©e. La municipalitĂ© a dĂ©cidĂ© de commĂ©morer cette page de l'histoire communale dans un esprit de paix et non en exaltation du conflit. Le rĂ©sultat en est une belle exposition, qui a nĂ©cessitĂ© un important travail de collecte de documents et d'archives. Les lettres des soldats portent tĂ©moignage des craintes et des espĂ©rances, de la vie au quotidien, dans la boue de la Somme, dans le froid de l'hiver, la peur dans la mitraille, l'inquiĂ©tude pour l'Ă©pouse au village et pour les rĂ©coltes Ă  rentrer. Le village au cƓur Le lien avec Le Verdier n'Ă©tait jamais rompu, la ferme, le village, les camarades restĂ©s Ă  l'arriĂšre Ă©taient toujours prĂ©sents dans les pensĂ©es et les insomnies. Il revient rĂ©guliĂšrement Ă  travers les lettres et les colis. La thĂ©matique de l'exposition suit la chronologie l'entrĂ©e en guerre et la mobilisation, la vie quotidienne dans les tranchĂ©es, correspondances et marraines de guerre, la vie au village, le bilan de la guerre. L'inauguration aura lieu dimanche 9 novembre, Ă  10 h 30, aprĂšs la commĂ©moration au monument aux morts. L'exposition sera ouverte au public le mardi 11 novembre, les samedis 15, 22, 29 novembre et 6 dĂ©cembre de 14 h 30 Ă  17h. Les organisateurs n'ont pas oubliĂ© les enfants, avec une exposition Ă  hauteur du regard». Ils pourront entendre sonner le tocsin, feuilleter un album de coloriage de 1914, toucher des casques de poilus, comprendre une affiche envoyĂ©e dans les Ă©coles Ă  la gloire de Jean Corentin Carré» et rĂ©flĂ©chir Ă  la paix toujours Ă  prĂ©server ou reconstruire. coupes d'europeligue europa 21/04/2017 11h35 MIS À JOUR LE 21/04/2017 À 11h39 L’OL a dĂ©crochĂ© jeudi sa qualification pour le dernier carrĂ© de la Ligue Europa avec douze joueurs formĂ©s au club sur la feuille de match. Un aboutissement pour une gĂ©nĂ©ration de joueurs lyonnais qui pourrait exploser Ă  l’intersaison. Il ne pouvait y avoir symbole » plus fort et Jean-Michel Aulas abondait dans ce sens aprĂšs la rencontre. ContestĂ© cette saison et bousculĂ© par la concurrence de Lucas Tousart, Maxime Gonalons a envoyĂ© l’Olympique lyonnais en demi-finales de la Ligue Europa jeudi. C’est le capitaine des Gones, huitiĂšme tireur rhodanien d’une folle sĂ©ance de tirs au but, qui a transformĂ© celui de la qualification contre Besiktas 2-1, 6-7 TAB. Il a ainsi complĂ©tĂ© le Grand Chelem de son club, qui a dĂ©sormais atteint dans son histoire le dernier carrĂ© de la C1 2010, de feu la C2 1964 et de la C3. Il a aussi mis fin Ă  une malĂ©diction qui pesait sur l’OL dans l’exercice et que le ratĂ© de Christophe Jallet sur une premiĂšre balle de match plus tĂŽt dans la sĂ©rie avait ravivĂ©e. On arrive Ă  cette sĂ©ance de tirs aux buts. Je sais Ă  ce moment-lĂ  qu’on s’est fait Ă©liminer dix-huit fois sur vingt-quatre dans ce genre d’exercice, a soufflĂ© Bruno Genesio en confĂ©rence de presse. Mais on a su vaincre le sort. » Que ce soit cette gĂ©nĂ©ration qui l’ait fait rend la chose encore plus belle. Aulas On a vu toute la solidaritĂ© de la famille OL » Parce qu’il y avait douze joueurs formĂ©s au club sur la feuille de match pour le quart de finale retour Ă  la Vodafone Arena. Pour la plupart, ils ont Ă©clos au haut niveau quand l’OL a rĂ©orientĂ© sa politique sur la formation au carrefour des annĂ©es 2010 et quasiment tout connu avec leur Ă©quipe de toujours. Ils ont vĂ©cu des Ă©checs domestiques et d’autres continentaux, comme l’élimination par l’Astra Giurgiu en barrages de la Ligue Europa en 2014 ou celle dĂšs la phase de groupes de la Ligue des Champions la saison derniĂšre. Mais ils sont restĂ©s ensemble, toujours animĂ©s par la volontĂ© de vivre avec leur club les exploits europĂ©ens qu’ils avaient vĂ©cus comme supporters quand ils Ă©taient encore au centre. C’est chose faite. C’est un moment inoubliable, pour toute l’équipe, le coach et l’institution, s’est rĂ©joui Jean-Michel Aulas. 
 On a vu toute la solidaritĂ© de la famille OL. » C’est une Ă©motion assez particuliĂšre, a appuyĂ© Anthony Lopes. Pour toute l’équipe, humainement, c’était quelque chose d’incroyable Ă  vivre. » Tout le monde au diapason Par ses arrĂȘts dĂ©cisifs lors de la double confrontation et ses deux parades lors de la sĂ©ance de tirs au but, le gardien portugais a jouĂ© un rĂŽle-clĂ© dans la qualification. Mais pas question de tirer la couverture Ă  lui dans un tel moment de communion. Les grands acteurs de cette qualification, c’est toute l’équipe. Le match qu’on a livrĂ© tous ensemble, c’est absolument incroyable. » Corentin Tolisso a encore livrĂ© une prestation de niveau international, Lucas Tousart a confirmĂ© sa montĂ©e en puissance, Mouctar Diakhaby a baladĂ© son insouciance et sa puissance. Alexandre Lacazette a certes vĂ©cu une soirĂ©e plus contrastĂ©e, tant il aurait pu tuer le match par trois fois en deuxiĂšme pĂ©riode aprĂšs avoir rĂ©pondu avec talent Ă  l’ouverture du score turc. Mais il est difficile de reprocher quoi que ce soit au meilleur buteur du club cette saison, qui a claquĂ© jeudi sa 31eme rĂ©alisation toutes compĂ©titions confondues. Tout le monde s’est mis au diapason. MĂȘme les entrants Nabil Fekir et Rachid Ghezzal, parfois raillĂ©s pour leur engagement suspect, y ont mis du cƓur avant de transformer leurs tirs au but respectifs. Un exode Ă  prĂ©voir l’étĂ© prochain Il faut dire que c’était plus qu’une qualification qui se jouait jeudi et Lopes en avait bien conscience. On veut marquer l’histoire du club et c’est avec des matchs comme celui-ci qu’on arrive Ă  le faire. 
 On Ă©crit une page du club pour ma gĂ©nĂ©ration, mais aussi pour toute l’équipe. On a fait quelque chose de grand aujourd’hui. » Ce n’est peut-ĂȘtre que le dĂ©but, avec dans le viseur dĂ©sormais la premiĂšre finale europĂ©enne de l’OL. Ce serait un incroyable aboutissement pour cette gĂ©nĂ©ration dorĂ©e de Gones, qui a toutes les chances d’exploser Ă  l’intersaison. Lacazette et Tolisso devraient prendre leur envol vers un top club europĂ©en, Ghezzal devrait partir libre en fin de contrat et Jordan Ferri devrait aller chercher ailleurs du temps de jeu. L’exode pourrait mĂȘme ĂȘtre plus massif, Ă  supposer que Gonalons ne sera pas retenu et qu’une offre inattendue arrive sur le bureau d’Aulas l’étĂ© prochain. Il Ă©tait vraiment temps pour ce groupe de connaitre son jour de gloire. Mais ce n’est peut-ĂȘtre que le premier de cette fin de saison. A voir aussi >>> Le compte-rendu du match >>> Et maintenant, les Lyonnais veulent aller au bout ! Taboola Paid Ailleurs sur le web - Contenus sponsorisĂ©s A lire sur le mĂȘme sujet Info Chaque trimestre, l'Ă©lĂ©phant vous fait dĂ©couvrir un lieu Ă  travers 10 Ă©vĂ©nements phares. Parmi les rĂ©gions françaises, la Bretagne est l’une de celles qui a la plus forte identitĂ© distincte. Cette identitĂ© spĂ©cifique puise dans la riche histoire de ce territoire aux marges de l’espace national, qui possĂšde deux langues encore utilisĂ©es bien que dĂ©clinantes en nombre de locuteurs. Comme l’Alsace ou la Corse, la Bretagne est une rĂ©gion pĂ©riphĂ©rique oĂč le français ne s’est imposĂ© que tardivement. Comme la Bourgogne voir l’élĂ©phant no 14, elle a formĂ© au Moyen Âge un État puissant qui a pu rivaliser un temps avec le royaume de France avant que celui-ci ne s’impose Ă  lui par les armes. Autre spĂ©cificitĂ©, ce territoire dĂ©coupĂ© par l’ocĂ©an qui a donnĂ© son premier nom Ă  la rĂ©gion Armor » signifie en effet sur ou devant la mer », par opposition Ă  l’ Argoat », le pays du bois ». Avant de revenir avec l’historien JoĂ«l Cornette sur les enjeux de ces spĂ©cificitĂ©s, nous vous proposons de remonter le temps pour y repĂ©rer les moments qui ont contribuĂ© Ă  façonner la rĂ©gion. Pour cela, il faudra tenter de faire la part entre l’histoire et ce qui relĂšve des mythes, si nombreux et si souvent Ă©voquĂ©s lorsqu’il s’agit de la Bretagne. Certains de ces mythes sont nĂ©s des nombreuses traces d’un passĂ© lointain et mal connu. Ainsi, le dĂ©but du Ve millĂ©naire avant notre Ăšre est l’époque des monuments mĂ©galithiques dolmens, cairns et autres menhirs, si nombreux dans la rĂ©gion jusqu’à en devenir un phare de la Vieille, Ă  la pointe du Raz. BZPHOTO/FOTOLIA Par la suite, au milieu du IIIe millĂ©naire, les hommes du bronze s’installent, venus probablement par la Manche. Ils maĂźtrisent les techniques d’extraction et de travail des mĂ©taux. L’Armorique est intĂ©grĂ©e dans les Ă©changes, nombreux Ă  l’échelle du continent, qui se font notamment par l’ocĂ©an. Des populations celtes s’installent ensuite dans la rĂ©gion et s’y mĂȘlent aux habitants. La production de pierre polie en granit a bonne rĂ©putation et est en grande partie exportĂ©e vers le sud et la MĂ©diterranĂ©e. Mais le dĂ©veloppement de la mĂ©tallurgie du fer plus Ă  l’est marginalise la pĂ©ninsule au vie siĂšcle avant notre Ăšre. Il faut attendre l’essor de l’exploitation du sel dans le sud de l’Armorique, Ă  partir du ive siĂšcle, pour que la rĂ©gion retrouve une place dans les Ă©changes. Les MĂ©diterranĂ©ens s’intĂ©ressent Ă  ce territoire. Avant les Romains, l’explorateur massaliote PythĂ©as voir l’élĂ©phant no 15 y accoste Ă  la fin de ce siĂšcle, sur sa route vers les mines d’étain et les Ăźles plus septentrionales. La conquĂȘte romaine est l’Ɠuvre, ici comme dans le reste de la Gaule, de Jules CĂ©sar, qui vainc les puissants VĂ©nĂštes lors d’un affrontement naval au large du golfe du Morbihan en - 56. L’Armorique romaine est formĂ©e par des citĂ©s dont le territoire correspond Ă  celui des peuples qui y vivent les Osismes Ă  l’ouest autour de Vorgium Carhaix, les Coriosolites dans l’est de l’actuel dĂ©partement des CĂŽtes-d’Armor autour de Fanum Martis Corseul, les Riedones autour de Condate Rennes, les NamnĂštes au nord de Condevicnum Nantes et enfin les VĂ©nĂštes autour de Darioritum Vannes. La romanisation, d’abord culturelle, se fait d’autant plus facilement que la Britannia l’actuelle Grande-Bretagne est Ă©galement conquise en - siĂšcle Quand l’Armorique devient la Bretagne L’arrivĂ©e des Bretons et une christianisation originale AprĂšs le IIIe siĂšcle de notre Ăšre, de nouveaux peuples s’installent dans l’Empire romain. Pour protĂ©ger l’Armorique, les Romains y dĂ©placent, au ive siĂšcle, des soldats de leur armĂ©e venus de la grande Ăźle de Bretagne l’actuelle Grande-Bretagne ils dĂ©fendent les rivages contre les pirates saxons ou frisons. En 410, l’üle de Bretagne est d’ailleurs abandonnĂ©e aux Angles, Saxons et autres Jutes par les Romains. Une deuxiĂšme pĂ©riode d’installation de Bretons semble avoir lieu au vie siĂšcle. Fuyant les Scots d’Irlande, les Pictes ou les Angles, ils viennent surtout de l’actuel pays de Galles et des Cornouailles. La persistance de toponymes similaires de part et d’autre de la Manche tĂ©moigne de cette origine. Ainsi, la DomnonĂ©e en Armorique fait pendant au Devon et la Cornouaille au Cornwall. Les Bretons s’installent surtout dans la DomnonĂ©e, qui couvre les territoires des Osismes et des Coriosolites au nord et Ă  l’ouest. C’est dans cette partie de l’actuelle Bretagne que domine encore aujourd’hui le prĂ©fixe plou-, communautĂ© », forgĂ© par les Bretons. À l’inverse, les toponymes en -ac, plus clairement latins, dominent Ă  l’est. La coupure linguistique entre le parler breton et le parler gallo dialecte roman est un hĂ©ritage de cette Ă©poque, mĂȘme si la limite glissera vers l’ de l'abbaye de LandĂ©vennec Xe siĂšcle. Bodleian Library Oxford DR C’est avec les Bretons, guerriers et paysans, que le christianisme prend durablement racine dans la pĂ©ninsule. Leur cortĂšge de saints », jamais reconnus officiellement par l’Église catholique, est porteur d’une religion et de pratiques singuliĂšres. Les communautĂ©s ne s’organisent pas autour de l’évĂȘque et de sa ville, comme c’est le cas plus Ă  l’est, mais Ă  l’échelle d’une paroisse créée par un saint », souvent un ancien ermite. Les plus importants d’entre eux sont Ă  l’origine du mythe des sept saints Ă©vangĂ©lisateurs, fondateurs des sept Ă©vĂȘchĂ©s de Bretagne avant que Rennes et Nantes ne viennent complĂ©ter la liste Samson, Malo, Brieuc, Tugdual, Pol AurĂ©lien, Corentin et Patern. Le Tro Breiz tour de Bretagne », pĂšlerinage consistant Ă  faire le tour des sept sanctuaires, se dĂ©veloppera au cours du Moyen Âge. C’est Ă  partir du xie siĂšcle, en effet, que les vies de saints et les chroniques construisent le mythe de l’arrivĂ©e des Bretons dirigĂ©s au ve siĂšcle par le lĂ©gendaire Conan MĂ©riadec, premier souverain d’une terre dĂ©sormais appelĂ©e Bretagne. Ce nom de Bretagne » pour la pĂ©ninsule armoricaine est employĂ© dĂšs le milieu du vie siĂšcle par le Byzantin Procope de CĂ©sarĂ©e puis par GrĂ©goire de Tours, source essentielle avant que les Ă©crits se fassent plus rares sur la siĂšcle Naissance d’une principautĂ© indĂ©pendante Entre Vikings et Francs, la Bretagne s’étend vers l’est L’arrivĂ©e des Bretons a coĂŻncidĂ© avec l’arrivĂ©e en Gaule des Francs. Ces derniers n’exercent qu’un contrĂŽle indirect sur la Bretagne au temps des MĂ©rovingiens. L’avĂšnement des Carolingiens au milieu du VIIIe siĂšcle contribue Ă  rebattre les cartes voir l’élĂ©phant no 17. Ils font de la Bretagne une marche, briĂšvement gouvernĂ©e par Roland. Le comte de Poher, NominoĂ«, obtient la confiance de Louis le Pieux, successeur de Charlemagne, mais se rebelle contre son fils Charles le Chauve, qu’il bat Ă  Ballon en 845. Il est le premier d’une sĂ©rie de souverains qui parviennent Ă  s’émanciper de la tutelle franque en agrandissant leur territoire. Si NominoĂ« domine jusqu’à une ligne Dol-Redon, ses successeurs ErispoĂ« r. 851-857 et Salomon r. 857-874 Ă©tendent vers l’est leur territoire jusqu’à Angers et s’emparent de Rennes, de Nantes, du Cotentin et de l’Avranchin. Salomon est alors considĂ©rĂ© comme un vĂ©ritable monarque en limites du royaume de Bretagne au IXe siĂšcle. DR Mais les querelles de succession et la multiplication des attaques vikings ne permettent pas d’inscrire cette monarchie dans la durĂ©e. AprĂšs avoir saccagĂ© Nantes dĂšs 843, les Vikings sont en effet en passe de faire de la Bretagne une seconde Normandie. Les moines de LandĂ©vennec et de Redon sont contraints de fuir avec leurs trĂ©sors plus Ă  l’est. Le souverain lui-mĂȘme, successeur de Salomon, part vers l’Angleterre. Il faut attendre les succĂšs d’Alain Barbetorte r. 936-952, qui a chassĂ© les Vikings de Nantes en 937, pour assister Ă  une accalmie et Ă  la restauration d’un pouvoir breton autonome puisqu’Alain devient le premier souverain Ă  porter le titre de duc de Bretagne. L’extension de la Bretagne et la menace viking ont contribuĂ© au relĂąchement des liens sĂ©culaires entre les deux Bretagnes – de chaque cĂŽtĂ© de la Manche – et au rééquilibrage de la principautĂ© bretonne vers l’est. La cour rĂ©side dĂ©sormais Ă  Nantes ou Ă  Rennes et les Ă©lites bretonnes sont de plus en plus liĂ©es au monde franc tout en cĂ©lĂ©brant leurs origines. L’intĂ©rĂȘt pour le passĂ© plus ou moins mythique de la pĂ©ninsule grandit en effet au cours du Moyen Âge, que ce soit les vies des saints ou la lĂ©gende arthurienne. Le systĂšme fĂ©odal qui se met en place dans les siĂšcles suivants permet Ă  la rĂ©gion de s’insĂ©rer dans ce rĂ©seau d’appartenances et d’allĂ©geances croisĂ©es. La noblesse de Bretagne connaĂźt une densitĂ© forte. L’Église participe Ă  ce rĂ©seau. Le cartulaire de Redon, source majeure rassemblant au xie siĂšcle des titres de propriĂ©tĂ© de l’abbaye remontant jusqu’au IXe siĂšcle, en constitue un remarquable siĂšcle Entre France et Angleterre Guerre de succession et Ă©quilibre des puissances Les liens anciens avec l’Angleterre et le voisinage du royaume de France font de la Bretagne un enjeu dans les luttes entre CapĂ©tiens et PlantagenĂȘt. Ces derniers, dont les terres bordent le duchĂ© Ă  l’est, hĂ©ritent du trĂŽne d’Angleterre avec Henri II en 1154. Henri se pose en protecteur et impose le mariage de Constance, l’hĂ©ritiĂšre de Bretagne, avec son fils Geoffroy. Leur fils Arthur devient duc r. 1196-1203, mais il est probablement assassinĂ© par son oncle, le roi d’Angleterre Jean sans Terre. Celui-ci perd la plupart de ses possessions dans le royaume de France, en Normandie et en Anjou, au profit du roi de France Philippe II Auguste. Ce triomphe sur Jean permet Ă  Philippe d’imposer son champion, Pierre de Dreux r. 1213-1250, Ă  la tĂȘte du duchĂ©. La Bretagne retombe donc dans l’orbite du royaume de France pour plus d’un siĂšcle. Les ducs de la maison de Dreux dotent la principautĂ© d’instruments de souverainetĂ© tels que la frappe de la monnaie. Jean II r. 1286-1305 parvient Ă  faire reconnaĂźtre le titre ducal par Philippe le Bel en 1297. Et c’est en 1318 que Jean III r. 1312-1341 adopte comme symbole les hermines pleines. Son rĂšgne apparaĂźt comme une pĂ©riode de paix, de prospĂ©ritĂ© et de stabilitĂ© avant les troubles qui s’ bataille d’Auray 1364 voit la victoire de Jean IV de Bretagne Ă  gauche sur Charles de Blois-PenthiĂšvre. Enluminure incluse dans la Compillation des Cronicques et ystores des Bretons de Pierre Le Baud, xve siĂšcle. À sa mort en 1341, deux prĂ©tendants s’opposent, soutenus chacun par un des protagonistes de la guerre de Cent Ans Jean de Montfort est soutenu par Édouard III d’Angleterre tandis que Charles de Blois-PenthiĂšvre a l’appui de Jean II le Bon puis de Charles V. La Bretagne devient ainsi un terrain d’affrontements entre les deux monarchies. Les Anglais d’Édouard III puis de Richard II contrĂŽlent alors certaines parties du littoral, en particulier Brest. Des Bretons combattent dans chaque camp. Bertrand du Guesclin se distingue au service du roi de France, qui le fait connĂ©table, tout comme Olivier de Clisson aprĂšs lui. Les Ă©pouses des deux prĂ©tendants, Jeanne de Flandre et Jeanne de PenthiĂšvre, apparaissent comme les partisanes les plus actives et les plus essentielles, en particulier lors des captivitĂ©s de leurs maris. La mort de Charles Ă  la bataille d’Auray, remportĂ©e en 1364 par Jean IV r. 1365-1399, donne la victoire aux Montfort mĂȘme si la poursuite des affrontements entre Français et Anglais touchera rĂ©guliĂšrement la Bretagne jusqu’au milieu du xve siĂšcle. La guerre de succession a rĂ©vĂ©lĂ© une fracture ancienne entre deux Bretagnes l’est et le sud ainsi que les grands nobles ont davantage penchĂ© pour les PenthiĂšvre tandis que le littoral nord et ouest ainsi que la petite noblesse ont ralliĂ© les siĂšcle Un État princier en construction FiscalitĂ© et justice au service des ducs AprĂšs les guerres de succession et sans doute en partie en raison de la nĂ©cessitĂ© de renforcer l’outil militaire, un État breton se met en place au cours du xve siĂšcle. À l’image de ce qui se passe en Bourgogne Ă  la mĂȘme Ă©poque, le morcellement territorial en moins, les ducs parviennent Ă  pĂ©renniser les instruments de leur souverainetĂ© en s’appuyant sur la fiscalitĂ© et la justice. Les efforts menĂ©s par ses prĂ©dĂ©cesseurs depuis Jean IV permettent Ă  François II r. 1458-1488 de se dire duc par la grĂące de Dieu », Ă  l’image des rois. En plus du duc et de son conseil, qui se rĂ©unit Ă  Vannes puis Ă  Nantes, un chancelier est responsable de l’exĂ©cution des dĂ©cisions et une chambre des comptes contribue Ă  la mise en place d’une fiscalitĂ© ducale permanente. D’ailleurs, la place croissante des finances est dĂ©montrĂ©e de maniĂšre Ă©clatante par la figure montante de Pierre Landais, trĂ©sorier et receveur gĂ©nĂ©ral, qui s’impose Ă  la tĂȘte du gouvernement ducal en de François II et de sa femme Marguerite, commandĂ© par leur fille Anne devenue reine de France. CathĂ©drale de Nantes, 1507. DR Les Ă©tats de Bretagne, qui siĂšgent temporairement dans diffĂ©rentes villes, reprĂ©sentent le peuple » en ses trois Ă©tats clercs, nobles et bourgeois des villes. Ils comportent Ă©galement en leur sein l’équivalent d’un parlement dont le rĂŽle est judiciaire, fonction exercĂ©e par des officiers du pouvoir. Mais il est toujours possible de faire appel auprĂšs du parlement de Paris, signe du maintien d’une dĂ©pendance. Par ailleurs, François II obtient du pape le droit d’ouvrir une universitĂ© Ă  Nantes en 1460. Les Ă©tudiants bretons, trĂšs nombreux dans les universitĂ©s du royaume de France, pourront dĂ©sormais ĂȘtre formĂ©s dans le duchĂ©. L’imaginaire d’une nation de Bretagne se dĂ©veloppe au xve siĂšcle, encouragĂ© par les souverains, y compris par Anne, devenue reine de France mais qui n’a pas renoncĂ© Ă  transmettre Ă  l’un de ses enfants un trĂŽne ducal distinct du trĂŽne royal. C’est elle qui commande Ă  Pierre Le Baud, en 1498, son Histoire de Bretagne, publiĂ©e en 1505. Il s’agit de s

affiche à la gloire de jean corentin carré