NoticemaĂźtrise du français; Notice maĂźtrise du français; SMLH 56; SMLH 29; Information sur le timbre Ă©lectronique; SMLH 35; Liste des pays avec apostille et lĂ©galisation des actes; Notice francisation; Formulaire francisation; Notice d'information naturalisation par dĂ©cret; Charte des droits et devoirs du citoyen; Fiche Ă©tat-civil UndĂ©cret approuve la charte des droits et devoirs du citoyen français prĂ©vue Ă  l'article 21-24 du code civil. Celle-ci rappelle les principes, les valeurs et les symboles essentiels de la Uneapproche des droits de l'homme et du citoyen sur le modĂšle antique apparaĂźt en 1755 avec la Constitution du GĂ©nĂ©ralat de et par l’AssemblĂ©e française pour la DĂ©claration française des Lorsd'une demande de naturalisation par dĂ©cret, il est demandĂ© au ressortissant Ă©tranger de prendre connaissance de la charte des droits et devoirs du citoy M Richard Yung interroge M. le ministre de l'intĂ©rieur, de l'outre-mer, des collectivitĂ©s territoriales et de l'immigration sur le projet de charte des droits et des devoirs du citoyen français. L'article 21-24 du code civil, introduit par la loi n° 2011-672 du 16 juin 2011 relative Ă  l'immigration, Ă  l'intĂ©gration et Ă  la nationalitĂ©, dispose que les personnes qui acquiĂšrent la Dansun premier temps, nous avons analysĂ© La charte des droits et des devoirs du citoyen français. De plus, le site que le livre ST2S de Terminale nous ont permis de finaliser notre projet. Annexe : questionnaire diffusĂ© auprĂšs de 55 Ă©lĂšves . L'entretien de naturalisation Dans cet article nous allons rĂ©pondre Ă  toutes les questions pour l’entretien de Naturalisation par dĂ©cret afin de mettre toutes les chances de votre cĂŽtĂ©, il faut maĂźtriser toutes les rĂ©ponses aux questions de l’entretien de naturalisation. Le but de cet article est de vous aider Ă  prĂ©parer l’entretien. Vous avez reçu une date pour aller passer l’entretien de naturalisation Ă  la prĂ©fecture de police ? C’est une trĂšs bonne nouvelle ! Cela signifie que c’est la derniĂšre ligne droite avant l’obtention de votre naturalisation par dĂ©cret. Si vous lisez cet article, c’est que vous n’avez probablement pas encore passĂ© l’entretien de naturalisation Ă  la prĂ©fecture. Vous apprĂ©hendez donc certainement ce moment. Comment se passe mon entretien de Naturalisation française ? Le DĂ©roulement de l'entretien Je vous rassure tout de suite, avec une bonne prĂ©paration, une tenue appropriĂ©e et une attitude cordiale, votre entretien de naturalisation ne pourra que bien se dĂ©rouler. Il est fort probable que l’entretien s’articule autour des Ă©tapes suivantes Mise Ă  jour de votre dossier mise Ă  jour des documents si nĂ©cessaire Lecture et signature de la Charte Des Droits Et Devoirs Du Citoyen Français ». PrĂ©sentation personnelle Ă©tudes, parcours professionnel, 
 Entretien avec sĂ©ries de questions de l’agent en gĂ©nĂ©ral, 2 types de questions Questions de culture gĂ©nĂ©rale Histoire, position de la France, rĂšgles de vie et sociĂ©tĂ© de la charte. Questions personnelles. Enfin la question “Pourquoi voulez vous devenir français” 7 rĂ©ponses Ă  cette question de la naturalisation ici Combien de temps dure l'entretien de naturalisation ? L’entretien de naturalisation française a une durĂ©e moyenne de 20 minutes pour 5 Ă  10 questions. L’agent de police de la prĂ©fecture attend de vous que vous parliez correctement la langue française. En Ă©changeant avec vous, il va tester que vous avez des connaissances Ă©lĂ©mentaires sur l’histoire de la France. Vous devez montrer que vous adhĂ©rez Ă  la culture Française, Ă  ses principes et ses valeurs. Il posera aussi des questions sur vos motivations pour la nationalitĂ©. Les questions sont choisies au hasard parmi une centaine de questions mise Ă  jour chaque annĂ©e.. PrĂ©paration de l'entretien de Naturalisation Outils Ă  disposition Pour rĂ©viser, si vous avez le temps, je vous conseille de lire d’abord le livret du citoyen. Il rappelle les principales informations concernant la rĂ©publique française son organisation, sa gĂ©ographie et son histoire. Retrouvez la derniĂšre du livret du citoyen version ici Quels sont les questions posĂ©es lors de l'entretien ? Voici une liste de questions non exhaustives des questions posĂ©es pendant l’entretien lors de votre Ă©change avec l’agent de police Quelle est la devise de la RĂ©publique ? C’est quoi la laĂŻcitĂ© ? C’est quoi la DĂ©mocratie ? Combien y a-t-il de dĂ©partements en France ? Pour combien d’annĂ©es est Ă©lue le PrĂ©sident et par quel scrutin ? Qui peux voter ? Quels sont les symboles de la France ? Quels sont les droits et devoir du citoyen ? En rĂ©alitĂ© les thĂ©matiques sont toujours les mĂȘmes et vous aurez certainement des questions concernant les thĂšmes suivants Histoire, gĂ©ographie, politique, fonctionnement de rĂ©publique française, valeurs de la rĂ©publique et enfin les questions de la naturalisation personnelles. Le type de question de l'entretien de naturalisation française Questions sur l'histoire de France Vous devrez savoir rĂ©pondre Ă  quelques questions sur l’histoire de France Que symbolise la prise de la Bastille ? Que reprĂ©sente la date du 11 novembre ? Le Premier mai ? Quelle est la date la RĂ©volution Française ? Pouvez-vous citer le nom d’un roi de France ? En quelle annĂ©e les femmes ont obtenu le droit de vote en France ? Le nom du premier prĂ©sident de la 5e rĂ©publique ? Qui est Jeanne d’arc ? Les questions sur la gĂ©ographie et le fonctionnement de la France et de L'UE Vous aurez aussi des questions concernant la gĂ©ographie lors de votre entretien de naturalisation avec l’agent de police Quel montagne sĂ©pare l’Italie et la France ? Citez les pays frontaliers ? Combien de pays compte l’UE ? Ou des questions sur le fonctionnement de l’état français et de la RĂ©publique Quel est le rĂŽle des dĂ©putĂ©s ? Qu’est-ce qu’une rĂ©publique ? Quelle est la devise de la France ? Questions durant l'entretien Les questions personnelles Lors de l’entretien de la naturalisation, en plus des questions sur la culture gĂ©nĂ©rale, viennent ensuite une sĂ©rie de questions personnelles Pourquoi avoir choisi la France ? De quelle nationalitĂ© sont vos amis ? Votre entourage ? Faites-vous partie d’une association ? Depuis quand vous vivez en France ? Une ville française que vous apprĂ©ciez ? Vous retournez souvent dans votre pays d’origine ? Pour l’agent, le but, est d’essayer de savoir si vous ĂȘtes suffisamment intĂ©grĂ©e en France et que votre parcours se dĂ©roule bien dans le Pays. Retrouvez d’autres questions et rĂ©ponses sur le lien Vous ne savez pas quoi rĂ©pondre ? Ne perdez pas de temps et maximisez vos chances et retrouvez notre guide et nos fiches PDF contenant plein de conseils pour les questions personnelles, toutes les questions culture gĂ©nĂ©rale ainsi que les rĂ©ponses classĂ©s par thĂšmes. Les Quizz de l’entretien de naturalisation de Natification vous permet de s’entraĂźner de façon ciblĂ©e, ludique et surtout GRATUITE. Vous pouvez prĂ©parer les questions de culture gĂ©nĂ©rale qui tombent le plus souvent lors de l’entretien de naturalisation. DerniĂšre question Pourquoi devenir français ? Et Quelles sont vos motivations ? Plus de 100 questions et rĂ©ponses pour vous aider Ă  passer l'entretien de naturalisation en 2021 Enfin, plusieurs blogs regroupent un certain nombre de questions. Je vous recommande les sites ci-dessous pour peaufiner votre prĂ©paration Tous les liens avec toutes les questions de l'entretien de naturalisation Le blog questions-naturalisation regroupe plus de 100 questions pour l’entretien, les utilisateurs rajoutent souvent leurs questions en commentaire de la page, vous aurez donc des questions toute fraĂźches Toutes les Questions entretien naturalisation 2020 [version PDF] Pour ĂȘtre sĂ»r de rĂ©ussir son entretien le guide de la naturalisation , créé en 2020 est trĂšs complet pour moi
 Souvent mis Ă  jour, Il permet de gagner du temps car il regroupe toutes les questions et rĂ©ponses. Il montre ce qui est important de savoir et contient pas mal de conseils. Vous pouvez le trouver sur le lien suivant Maintenant, vous avez toutes les cartes en main pour tout dĂ©chirer ! Bonne chance Ă  tous et n’hĂ©sitez pas Ă  partager votre feedback. Retrouvez la communautĂ©/groupe/page Facebook et posez votre question sur la naturalisation sur page Facebook ici 😉 CHARTE DES DROITS ET DEVOIRS DU CITOYEN FRANÇAISEn application de l'article 21-24 du code civil, la prĂ©sente charte rappelle les principes et valeurs essentiels de la RĂ©publique et Ă©nonce les droits et devoirs du citoyen, rĂ©sultant de la Constitution ou de la valeurs et symboles de la RĂ©publique françaiseLe peuple français se reconnaĂźt dans la DĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen du 26 aoĂ»t 1789 et dans les principes dĂ©mocratiques hĂ©ritĂ©s de son histoire. Il respecte les symboles rĂ©publicains. L'emblĂšme national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. L'hymne national est La Marseillaise. La devise de la RĂ©publique est " LibertĂ©, EgalitĂ©, FraternitĂ© ". La fĂȘte nationale est le 14 juillet. " Marianne " est la reprĂ©sentation symbolique de la RĂ©publique. La langue de la RĂ©publique est le français. La France est une RĂ©publique indivisible, laĂŻque, dĂ©mocratique et sociale dont les principes sont fixĂ©s par la Constitution du 4 octobre 1958. Indivisible la souverainetĂ© nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses reprĂ©sentants Ă©lus et par la voie du rĂ©fĂ©rendum. Aucune partie du peuple, ni aucun individu, ne peut s'en attribuer l'exercice. LaĂŻque la RĂ©publique assure la libertĂ© de conscience. Elle respecte toutes les croyances. Chacun est libre de croire, de ne pas croire, de changer de religion. La RĂ©publique garantit le libre exercice des cultes mais n'en reconnaĂźt, n'en salarie ni n'en subventionne aucun. L'Etat et les religions sont sĂ©parĂ©s. DĂ©mocratique le principe de la RĂ©publique est gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Direct ou indirect, le suffrage est toujours universel, Ă©gal et secret. La loi Ă©tant l'expression de la volontĂ© gĂ©nĂ©rale, tout citoyen doit la respecter. Nul ne peut ĂȘtre contraint Ă  faire ce que la loi n'ordonne pas. Rendue au nom du peuple français, la justice est indĂ©pendante. La force publique garantit le respect de la loi et des dĂ©cisions de justice. Sociale la Nation assure Ă  l'individu et Ă  la famille les conditions nĂ©cessaires Ă  leur dĂ©veloppement. La RĂ©publique garantit Ă  tous la sĂ©curitĂ© des personnes et des biens. La RĂ©publique participe Ă  l'Union europĂ©enne constituĂ©e d'Etats qui ont choisi librement d'exercer en commun certaines de leurs droits et les devoirs du citoyen françaisTout ĂȘtre humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possĂšde des droits inaliĂ©nables. Sur le territoire de la RĂ©publique, ces droits sont garantis Ă  chacun et chacun a le devoir de les respecter. A la qualitĂ© de citoyen français s'attachent en outre des droits et devoirs particuliers, tels que le droit de participer Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants du peuple et le devoir de concourir Ă  la dĂ©fense nationale ou de participer aux jurys d' ĂȘtres humains naissent et demeurent libres et Ă©gaux en droits. La libertĂ© consiste Ă  pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas Ă  autrui. Le respect dĂ» Ă  la personne interdit toute atteinte Ă  sa dignitĂ©. Le corps humain est inviolable. Nul ne peut ĂȘtre inquiĂ©tĂ© pour ses opinions pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public. Tout citoyen peut parler, Ă©crire, imprimer librement, sauf Ă  rĂ©pondre de l'abus de cette libertĂ© dans les cas prĂ©vus par la loi. Chacun a droit au respect de sa vie privĂ©e. Nul ne peut ĂȘtre accusĂ©, arrĂȘtĂ© ni dĂ©tenu que dans les cas et dans les formes dĂ©terminĂ©s par la loi. Chacun est prĂ©sumĂ© innocent tant qu'il n'a pas Ă©tĂ© jugĂ© coupable. Chacun a la libertĂ© de crĂ©er une association ou de participer Ă  celles de son choix. Il peut adhĂ©rer librement aux partis ou groupements politiques et dĂ©fendre ses droits et ses intĂ©rĂȘts par l'action syndicale. Tout citoyen français ĂągĂ© de dix-huit ans et jouissant de ses droits civiques est Ă©lecteur. Chaque citoyen ayant la qualitĂ© d'Ă©lecteur peut faire acte de candidature dans les conditions prĂ©vues par la loi. Voter est un droit, c'est aussi un devoir civique. Chacun a droit au respect des biens dont il a la les citoyens sont Ă©gaux devant la loi, sans distinction de sexe, d'origine, de race ou de religion. La loi est la mĂȘme pour tous, soit qu'elle protĂšge, soit qu'elle punisse. L'homme et la femme ont dans tous les domaines les mĂȘmes droits. La RĂ©publique favorise l'Ă©gal accĂšs des femmes et des hommes aux mandats Ă©lectoraux et fonctions Ă©lectives, ainsi qu'aux responsabilitĂ©s professionnelles et sociales. Chacun des conjoints peut librement exercer une profession, percevoir ses revenus et en disposer comme il l'entend aprĂšs avoir contribuĂ© aux charges communes. Les parents exercent en commun l'autoritĂ© parentale. Ils pourvoient Ă  l'Ă©ducation des enfants et prĂ©parent leur avenir. L'instruction est obligatoire pour les enfants des deux sexes jusqu'Ă  seize ans. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laĂŻque Ă  tous les degrĂ©s est un devoir de l'Etat. Les citoyens français Ă©tant Ă©gaux, ils peuvent accĂ©der Ă  tout emploi public selon leurs citoyen français concourt Ă  la dĂ©fense et Ă  la cohĂ©sion de la Nation. Une personne qui a acquis la qualitĂ© de Français peut ĂȘtre dĂ©chue de la nationalitĂ© française si elle s'est soustraite Ă  ses obligations de dĂ©fense, ou si elle s'est livrĂ©e Ă  des actes contraires aux intĂ©rĂȘts fondamentaux de la France. Chacun a le devoir de contribuer, selon ses capacitĂ©s financiĂšres, aux dĂ©penses de la Nation par le paiement d'impĂŽts et de cotisations sociales. La Nation garantit Ă  tous la protection de la santĂ©, la sĂ©curitĂ© matĂ©rielle et le droit Ă  des congĂ©s. Toute personne qui, en raison de son Ăąge, de son Ă©tat physique ou mental, de la situation Ă©conomique, se trouve dans l'incapacitĂ© de travailler a le droit d'obtenir de la collectivitĂ© des moyens convenables d'existence. Le cabinet de Me Thomas Loncle, avocat Ă  Paris, bĂ©nĂ©ficie d’une pratique professionnelle de plus de 25 ans en matiĂšre de contentieux du droit de la nationalitĂ© française et du sĂ©jour des Ă©trangers en France. A ce titre, en tant qu’avocat expert du droit de la nationalitĂ© française, il intervient trĂšs frĂ©quemment pour conseiller ses clients et/ou pour les assister pour exercer les recours contre les dĂ©cisions dĂ©favorables prises par les administrations dĂ©cisions de rejet ou d’ajournement, dĂ©cision de refus d’enregistrement, etc. Nous abordons dans cet article les points essentiels Ă  connaĂźtre sur les modalitĂ©s d’accĂšs Ă  la nationalitĂ© française, les conditions Ă  rĂ©unir et les voies de recours contre les dĂ©cisions du prĂ©fet, du ministĂšre de l’IntĂ©rieur ou bien encore du procureur de la RĂ©publique. Besoin d’un premier conseil sans attendre Sommaire A NationalitĂ© française d’un enfant par la naissanceB Acquisition de la nationalitĂ© française par le mariageC Acquisition de la nationalitĂ© française par la naturalisationD RĂ©intĂ©gration dans la nationalitĂ© française par dĂ©clarationE RĂ©intĂ©gration dans la nationalitĂ© française par dĂ©cret A La nationalitĂ© française d’un enfant par la naissance 1 L’enfant nĂ© en France de parents Ă©trangers Tout enfant nĂ© Ă  partir du 1er septembre 1980 en France de parents Ă©trangers acquiert, de plein droit et de façon automatique, la nationalitĂ© française Ă  ses 18 ans si, Ă  cette date, il rĂ©side en France et s’il a eu sa rĂ©sidence habituelle en France pendant une pĂ©riode continue ou discontinue d’au moins 5 ans, depuis l’ñge de 11 ans. Il n’y a aucune dĂ©marche Ă  faire pour acquĂ©rir la nationalitĂ© française puisque cette acquisition est automatique, mais la nationalitĂ© doit ĂȘtre prouvĂ©e pour obtenir un document d’identitĂ© carte nationale d’identitĂ© ou passeport. L’enfant nĂ© en France de parents Ă©trangers, peut devenir Français sans attendre sa majoritĂ©. Il peut, Ă  partir de l’ñge de 16 ans, rĂ©clamer la nationalitĂ© française par dĂ©claration, si, au moment de cette dĂ©claration, il rĂ©side en France et s’il a eu sa rĂ©sidence habituelle en France pendant une pĂ©riode continue ou discontinue d’au moins 5 ans, depuis l’ñge de 11 ans. Il peut effectuer seul cette dĂ©marche sans autorisation parentale sauf s’il est empĂȘchĂ© d’exprimer sa volontĂ© par une altĂ©ration de ses facultĂ©s mentales ou corporelles. Les parents Ă©trangers ou tuteurs d’un enfant nĂ© en France, ĂągĂ© d’au moins 13 ans et qui rĂ©side habituellement en France depuis l’ñge de 8 ans, peuvent rĂ©clamer, au nom de l’enfant, la nationalitĂ© française par dĂ©claration. Le consentement du mineur est obligatoire sauf s’il est empĂȘchĂ© d’exprimer sa volontĂ© par une altĂ©ration de ses facultĂ©s mentales ou corporelles. Le refus d’enregistrement peut ĂȘtre contestĂ© devant le tribunal de grande instance du domicile du dĂ©clarant dans un dĂ©lai de 6 mois suivant sa notification. Celui qui est nĂ© en France de parents Ă©trangers, qui remplit les conditions pour acquĂ©rir la nationalitĂ© française de plein droit Ă  sa majoritĂ©, peut la dĂ©cliner s’il n’en veut pas, Ă  condition de prouver qu’il possĂšde une autre nationalitĂ©. Il doit en faire la dĂ©claration auprĂšs du greffier en chef du tribunal d’instance de son domicile compĂ©tent en matiĂšre de nationalitĂ© ou, Ă  Paris, auprĂšs du pĂŽle de la nationalitĂ© française de Paris et, s’il rĂ©side Ă  l’étranger, auprĂšs du consulat français. La dĂ©claration doit ĂȘtre souscrite entre 17 ans et demi et 19 ans. Celui qui dĂ©cline la qualitĂ© de Français, est rĂ©putĂ© n’avoir jamais Ă©tĂ© Français. 2 L’enfant adoptĂ© ou recueilli Un enfant Ă©tranger peut acquĂ©rir la nationalitĂ© française par dĂ©claration, lorsqu’il a fait l’objet d’une adoption simple par un Français ou quand il a Ă©tĂ© confiĂ© au service de l’aide sociale Ă  l’enfance ou lorsqu’il a Ă©tĂ© recueilli et Ă©levĂ© en France. L’adoption simple ne permet pas Ă  l’enfant adoptĂ© d’acquĂ©rir automatiquement la nationalitĂ© française. Il doit la demander en faisant une dĂ©claration en dĂ©montrant qu’il rĂ©side en France au moment de la dĂ©claration sauf s’il s’agit d’un enfant adoptĂ© par un Français qui n’a pas sa rĂ©sidence habituelle en France. Si l’adoption a Ă©tĂ© prononcĂ©e Ă  l’étranger, l’acte qui la constate doit avoir fait l’objet d’une dĂ©cision d’exequatur en France. L’adoptant doit avoir Ă©tĂ© Français Ă  la date de l’adoption, mais peu importe qu’il soit devenu Ă©tranger par la suite. L’adoption plĂ©niĂšre Ă©tablie une filiation. Par consĂ©quent, les enfants qui ont fait l’objet d’une adoption plĂ©niĂšre par un Français sont français par filiation et sont donc considĂ©rĂ©s comme français dĂšs leur naissance sans avoir Ă  rĂ©clamer cette qualitĂ©. L’enfant confiĂ© au service de l’aide sociale Ă  l’enfance ASE peut Ă©galement solliciter la nationalitĂ© française par dĂ©claration. Il doit avoir Ă©tĂ© pris en charge depuis au moins 3 ans par l’ASE et rĂ©sider en France au moment de sa dĂ©claration. Cette prise en charge par l’ASE peut notamment concerner les mineurs isolĂ©s en France les mineurs arrivĂ©s en France sans leurs parents et les enfants de parents Ă©trangers en situation irrĂ©guliĂšre, qui ont Ă©tĂ© confiĂ©s Ă  l’ASE par dĂ©cision du juge des enfants ou par les parents eux-mĂȘmes. L’enfant recueilli en France et Ă©levĂ© par un Français peut rĂ©clamer la nationalitĂ© française par dĂ©claration, Ă  condition d’avoir Ă©tĂ© Ă©levĂ© par un Français depuis au moins 5 ans et rĂ©sider en France au moment de sa dĂ©claration. L’enfant recueilli en France et Ă©levĂ© dans des conditions qui lui ont permis de recevoir, pendant au moins 5 ans une formation française par un organisme public ou privĂ© hors service d’ASE peut rĂ©clamer la nationalitĂ© française par dĂ©claration. Il doit rĂ©sider en France au moment de sa dĂ©claration. 3 L’enfant nĂ© en France ne pouvant ĂȘtre rattachĂ© Ă  aucune nationalitĂ© La naissance sur le territoire français ne permet pas Ă  elle seule l’attribution de la nationalitĂ© française, sauf pour les personnes qui sont nĂ©es sans aucune nationalitĂ© afin qu’elles ne demeurent pas apatrides ». Ainsi, est Français, dĂšs sa naissance, l’enfant nĂ© en France de parents inconnus,ou de parents apatrides sans nationalitĂ©,ou de parents Ă©trangers dont la nationalitĂ© ne se transmet, en aucune façon, Ă  l’enfant ce cas cas concerne les personnes originaires d’États appliquant le droit musulman selon lequel la nationalitĂ© ne se transmet pas aux enfants nĂ©s en dehors du mariage ou adoptĂ©s ou d’États appliquant strictement le droit du sol » et qui, par consĂ©quent, refusent la nationalitĂ© de leur pays aux enfants nĂ©s Ă  l’étranger. Cependant, l’enfant sera rĂ©putĂ© n’avoir jamais Ă©tĂ© français, si au cours de sa minoritĂ©, la nationalitĂ© de l’un de ses parents Ă©trangers lui est filiation est Ă©tablie Ă  l’égard d’un Ă©tranger et si cette filiation lui transmet la nationalitĂ© du parent Ă©tranger, sauf si la nationalitĂ© du parent Ă©tranger ne se transmet pas par filiation. B Acquisition de la nationalitĂ© française par le mariage En principe, le mariage n’entraĂźne pas automatiquement l’acquisition de la nationalitĂ©. La personne Ă©trangĂšre qui Ă©pouse un Français acquiert la nationalitĂ© française seulement si elle remplit certaines conditions. DĂ©lai Le conjoint Ă©tranger ou apatride c’est-Ă -dire sans nationalitĂ© d’un Français peut acquĂ©rir la nationalitĂ© française par dĂ©claration aprĂšs un dĂ©lai de 4 ans Ă  compter du mariage. Le dĂ©lai de communautĂ© de vie est portĂ© Ă  5 ans lorsque le conjoint Ă©tranger, au moment de la dĂ©claration, ne justifie pas avoir rĂ©sidĂ© de maniĂšre permanente et rĂ©guliĂšre au regard du droit au sĂ©jour des Ă©trangers pendant au moins 3 ans en France Ă  compter du mariage ou lorsqu’il n’apporte pas la preuve que son conjoint français a Ă©tĂ© inscrit, pendant la durĂ©e de leur communautĂ© de vie Ă  l’étranger, au registre des Français Ă©tablis hors de France. Le mariage cĂ©lĂ©brĂ© Ă  l’étranger doit avoir fait l’objet d’une transcription prĂ©alable sur les registres de l’état civil français. CommunautĂ© de vie La communautĂ© de vie affective et matĂ©rielle ne doit pas avoir cessĂ© entre les Ă©poux depuis le mariage et le conjoint français doit avoir conservĂ© sa nationalitĂ©. Assimilation Le conjoint Ă©tranger doit justifier d’une connaissance suffisante, selon sa condition sociale, de la langue française. EmpĂȘchements La nationalitĂ© française ne peut ĂȘtre accordĂ©e Ă  un Ă©tranger qui a Ă©tĂ© condamnĂ© pour crimes ou dĂ©lits constituant une atteinte aux intĂ©rĂȘts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme,ou qui a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une peine Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  6 mois de prison sans sursis, quelle que soit l’infraction,ou qui a fait l’objet soit d’un arrĂȘtĂ© d’expulsion toujours en vigueur, soit d’une interdiction du territoire français non entiĂšrement exĂ©cutĂ©e,ou qui est en sĂ©jour irrĂ©gulier en France. Ces empĂȘchements ne sont pas applicables au condamnĂ© qui a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une rĂ©habilitation de plein droit ou judiciaire ou dont la mention de la condamnation a Ă©tĂ© exclue du bulletin n° 2 du casier judiciaire. La demande d’enregistrement d’une dĂ©claration de nationalitĂ© française par mariage peut faire l’objet soit d’une dĂ©cision favorable, soit d’un refus ou d’une contestation d’enregistrement, soit d’une opposition du gouvernement. DĂ©cision favorable Si le dĂ©clarant remplit les conditions, et si le gouvernement français ne s’y oppose pas, le ministre chargĂ© de l’immigration enregistre la dĂ©claration de nationalitĂ©. L’intĂ©ressĂ© acquiert alors la nationalitĂ© française Ă  la date Ă  laquelle il a souscrit sa dĂ©claration. Une copie de celle-ci, portant mention de l’enregistrement, lui est remise Refus d’enregistrement Si l’une des conditions n’est pas remplie, le ministre de l’immigration refuse l’enregistrement de la dĂ©claration. Il notifie sa dĂ©cision motivĂ©e au dĂ©clarant, qui dispose d’un dĂ©lai de 6 mois pour la contester devant le tribunal de grande instance territorialement compĂ©tent. Opposition du gouvernement Le gouvernement français peut s’opposer, par dĂ©cret en Conseil d’État, Ă  l’acquisition de la nationalitĂ© française pour indignitĂ© ou dĂ©faut d’assimilation, autre que linguistique, dans le dĂ©lai de 2 ans Ă  compter soit de la date de dĂ©livrance du rĂ©cĂ©pissĂ© de dĂ©claration, soit du jour oĂč la dĂ©cision judiciaire admettant la rĂ©gularitĂ© de la dĂ©claration est passĂ©e en force de chose jugĂ©e. La situation de polygamie du dĂ©clarant ou sa condamnation pour violences ayant entraĂźnĂ© une mutilation ou une infirmitĂ© permanente sur un enfant de moins de 15 ans sont constitutives du dĂ©faut d’assimilation selon la loi. En cas d’opposition du gouvernement, l’intĂ©ressĂ© est considĂ©rĂ© n’avoir jamais acquis la nationalitĂ© française. Contestation de l’enregistrement par le ministĂšre public Le ministĂšre public peut contester l’enregistrement dans un dĂ©lai de 2 ans si les conditions ne sont pas remplies. Il peut Ă©galement le faire en cas de mensonge ou de fraude dans le dĂ©lai de 2 ans Ă  compter de leur dĂ©couverte. La cessation de la vie commune dans les 12 mois suivant l’enregistrement constitue une prĂ©somption de fraude. C Acquisition de la nationalitĂ© française par la naturalisation La naturalisation est un des modes d’acquisition de la nationalitĂ© française soumise Ă  la dĂ©cision discrĂ©tionnaire de l’administration. Elle peut donc ĂȘtre refusĂ©e mĂȘme si les conditions sont rĂ©unies. La naturalisation implique la rĂ©gularitĂ© du sĂ©jour en France, Ă  l’intĂ©gration dans la communautĂ© française, Ă  l’absence de condamnations pĂ©nales. Conditions d’ñge Le demandeur doit ĂȘtre majeur. Toutefois, la naturalisation peut ĂȘtre accordĂ©e Ă  l’enfant mineur restĂ© Ă©tranger, bien que l’un de ses parents soit devenu français, s’il justifie avoir rĂ©sidĂ© avec lui en France durant les 5 annĂ©es prĂ©cĂ©dant le dĂ©pĂŽt de la demande. Conditions de rĂ©sidence en France et de rĂ©gularitĂ© du sĂ©jour En principe, le demandeur doit rĂ©sider en France au moment de la signature du dĂ©cret de naturalisation, ce qui implique que le demandeur doit avoir en France le centre de ses intĂ©rĂȘts matĂ©riels notamment professionnels et de ses liens familiaux. Une personne rĂ©sidant en France mais dont le conjoint et/ou les enfants rĂ©sident Ă  l’étranger peut se voir refuser la nationalitĂ© française. Le demandeur doit remplir une condition de stage » l’obligeant Ă  justifier d’une rĂ©sidence habituelle en France pendant les 5 annĂ©es qui prĂ©cĂšdent le dĂ©pĂŽt de sa demande. Cette rĂ©sidence doit avoir Ă©tĂ© rĂ©guliĂšre, c’est-Ă -dire que le demandeur doit avoir disposĂ© d’un titre de sĂ©jour. La durĂ©e de rĂ©sidence habituelle en France est rĂ©duite Ă  2 ans pour l’étranger ayant accompli avec succĂšs 2 annĂ©es d’études en vue de l’obtention d’un diplĂŽme dĂ©livrĂ© par un Ă©tablissement d’enseignement supĂ©rieur français, l’étranger dont les capacitĂ©s ou le talent a rendu ou peut rendre des services importants Ă  la France et l’étranger prĂ©sentant un parcours exceptionnel d’intĂ©gration apprĂ©ciĂ© au regard des activitĂ©s ou des actions accomplies dans les domaines civiques, scientifiques, Ă©conomiques, culturels ou sportifs. Le demandeur est toutefois dispensĂ© de stage lorsqu’il a accompli des services militaires dans l’armĂ©e française ou qui, en temps de guerre, a contractĂ© un engagement volontaire dans les armĂ©es françaises ou alliĂ©es, lorsqu’il a rendu des services exceptionnels Ă  la France ou celui dont la naturalisation prĂ©sente un intĂ©rĂȘt exceptionnel pour la France, lorsqu’il a obtenu le statut de rĂ©fugiĂ© en France ou encore lorsqu’il appartient Ă  l’entitĂ© culturelle et linguistique française c’est-Ă -dire s’il est ressortissant d’un territoire ou État dont la langue officielle ou l’une des langues officielles est le français et que le français est sa langue maternelle ou s’il justifie d’une scolarisation d’au moins 5 ans dans un Ă©tablissement enseignant en langue française. Condition d’assimilation Ă  la communautĂ© française Le demandeur doit justifier d’une connaissance suffisante de la langue française, en fonction de sa condition sociale, caractĂ©risĂ©e par la comprĂ©hension du langage nĂ©cessaire Ă  la vie courante et par sa capacitĂ© Ă  s’exprimer sur des sujets familiers dans ses domaines d’intĂ©rĂȘt, hormis pour les rĂ©fugiĂ©s statutaires et apatrides en sĂ©jour habituel et rĂ©gulier depuis au moins 15 ans en France et ĂągĂ©s de plus de 70 ans. Le demandeur doit Ă©galement justifier de son assimilation Ă  la communautĂ© française par l’adhĂ©sion aux principes et valeurs essentiels de la RĂ©publique et par une connaissance suffisante de l’histoire, de la culture et de la sociĂ©tĂ© françaises correspondant au niveau d’un Ă©lĂšve Ă  la fin de l’école primaire. L’assimilation est vĂ©rifiĂ©e lors d’un entretien individuel avec un agent de la prĂ©fecture ou du consulat. À l’issue du contrĂŽle de son assimilation, l’intĂ©ressĂ© signe la charte des droits et devoirs du citoyen français. Condition de moralitĂ© Le demandeur doit ĂȘtre de bonnes vie et mƓurs et ne pas avoir fait l’objet de l’une des condamnations empĂȘchant l’acquisition de la nationalitĂ© française. Une enquĂȘte prĂ©fectorale vĂ©rifie la conduite et le loyalisme du postulant, y compris auprĂšs des organismes consulaires ou sociaux. Les condamnations pĂ©nales prononcĂ©es en France et Ă  l’étranger sont vĂ©rifiĂ©es ainsi que le comportement civique de l’intĂ©ressĂ©. La demande de l’étranger qui a Ă©tĂ© condamnĂ© pour crimes ou dĂ©lits constituant une atteinte aux intĂ©rĂȘts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme ou Ă  une peine Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  6 mois de prison sans sursis est irrecevable. De plus, l’étranger ne doit pas avoir fait l’objet d’un arrĂȘtĂ© d’expulsion non rapportĂ© ou abrogĂ© ou d’une interdiction du territoire français non entiĂšrement exĂ©cutĂ©e. AprĂšs avoir reçu le dossier de demande de naturalisation , le prĂ©fet ou le PrĂ©fet de police Ă  Paris peut soit prendre lui-mĂȘme une dĂ©cision dĂ©favorable d’irrecevabilitĂ©, de rejet ou d’ajournement de la demande, soit Ă©mettre une proposition de naturalisation. Dans tous les cas, le dossier est transmis, dans un dĂ©lai de 6 mois Ă  compter de la dĂ©livrance du rĂ©cĂ©pissĂ©, au ministre chargĂ© des naturalisations sous-direction de l’accĂšs Ă  la nationalitĂ© française. L’administration dispose, Ă  compter de la remise au postulant du rĂ©cĂ©pissĂ©, d’un dĂ©lai maximum de 18 mois pour rĂ©pondre Ă  sa demande. Ce dĂ©lai est rĂ©duit Ă  12 mois lorsque le postulant justifie avoir sa rĂ©sidence habituelle en France depuis au moins 10 ans Ă  la date de la remise du rĂ©cĂ©pissĂ©. Ces dĂ©lais peuvent ĂȘtre prolongĂ©s une fois, par dĂ©cision motivĂ©e, pour 3 mois. DĂ©cision d’irrecevabilitĂ© Le prĂ©fet, ou Ă  Paris le prĂ©fet de police, examine si les conditions posĂ©es par les textes remplies. Si ce n’est pas le cas, il dĂ©clare la demande irrecevable. Le ministre chargĂ© des naturalisations peut Ă  son tour, en examinant les dossiers qui lui sont transmis avec une proposition favorable par le prĂ©fet, dĂ©clarer la demande irrecevable au regard des conditions. Si les motifs de l’irrecevabilitĂ© disparaissent, une nouvelle demande peut ĂȘtre dĂ©posĂ©e. Ajournement de la demande Le prĂ©fet, ou le prĂ©fet de police Ă  Paris, peut dĂ©cider, en motivant cette dĂ©cision, d’ajourner la demande en imposant un dĂ©lai ou des peut s’agir par exemple d’un dĂ©lai pour permettre au postulant d’amĂ©liorer son assimilation Ă  la communautĂ© nationale. Une fois le dĂ©lai expirĂ© ou les conditions rĂ©alisĂ©es, l’intĂ©ressĂ© peut dĂ©poser une nouvelle demande de naturalisation. Rejet de la demande MĂȘme lorsque les conditions sont remplies, le prĂ©fet, ou le prĂ©fet de police Ă  Paris, peut rejeter la demande si la naturalisation ne lui parait pas opportune. Le ministre chargĂ© des naturalisations, pour les dossiers qui lui sont transmis avec une proposition favorable du prĂ©fet, peut procĂ©der Ă  tout complĂ©ment d’enquĂȘte qu’il juge utile et dĂ©cider que la naturalisation n’est pas opportune. DĂ©cision favorable Lorsque la demande est recevable, le ministre chargĂ© des naturalisations peut accorder la naturalisation. L’intĂ©ressĂ© est directement informĂ© par un avis favorable de principe. Le dĂ©cret de naturalisation est signĂ© puis publiĂ© au Journal officiel. Le dĂ©cret prend effet Ă  la date de sa signature. DĂšs publication, un extrait du dĂ©cret de naturalisation et une copie des actes de l’état civil français auquel il a donnĂ© lieu sont adressĂ©s au bĂ©nĂ©ficiaire par la prĂ©fecture. Effet sur les enfants mineurs Lorsque l’un des parents est naturalisĂ©, ses enfants mineurs non mariĂ©s deviennent français s’ils rĂ©sident habituellement avec ce parent et si leur nom est mentionnĂ© dans le dĂ©cret. La minoritĂ© de l’enfant s’apprĂ©cie Ă  la date du dĂ©cret. Recours En cas de dĂ©cision prĂ©fectorale d’irrecevabilitĂ©, d’ajournement ou de rejet de sa demande de naturalisation, l’intĂ©ressĂ© dispose d’un dĂ©lai de 2 mois suivant la notification de cette dĂ©cision pour former un recours administratif prĂ©alable auprĂšs du ministre chargĂ© de la naturalisation, Ă  l’exclusion de tout autre recours administratif il n’est pas possible de faire un recours gracieux auprĂšs du prĂ©fet par exemple. Ce recours, pour lequel le demandeur peut se faire assister ou ĂȘtre reprĂ©sentĂ© par toute personne de son choix, constitue un prĂ©alable obligatoire Ă  l’exercice d’un recours contentieux. Le silence gardĂ© par le ministre chargĂ© des naturalisations sur ce recours pendant plus de 4 mois vaut dĂ©cision de rejet du recours. Le recours contentieux dirigĂ© contre une dĂ©cision dĂ©favorable du ministre chargĂ© des naturalisations s’effectue devant le tribunal administratif de Nantes. L’intĂ©ressĂ© dispose d’un dĂ©lai de 2 mois suivant la notification de cette dĂ©cision. Retrait d’un dĂ©cret de naturalisation Le dĂ©cret portant naturalisation peut ĂȘtre retirĂ© sur avis conforme du Conseil d’État dans un dĂ©lai de 2 ans Ă  compter de sa publication au Journal officiel s’il apparaĂźt que le requĂ©rant ne satisfaisait pas aux conditions lĂ©gales. Si la dĂ©cision a Ă©tĂ© obtenue par mensonge ou par fraude, le dĂ©cret peut ĂȘtre retirĂ© dans le dĂ©lai de 2 ans Ă  partir de leur dĂ©couverte. D RĂ©intĂ©gration dans la nationalitĂ© française par dĂ©claration La rĂ©intĂ©gration permet Ă  une personne, qui a perdu la nationalitĂ© française, de la retrouver pour l’avenir. Lorsqu’elle remplit les conditions lĂ©gales, la rĂ©intĂ©gration par dĂ©claration est de droit. La rĂ©intĂ©gration dans la nationalitĂ© française par dĂ©claration concerne les personnes qui ont perdu la nationalitĂ© française en raison du mariage avec un Ă©tranger ou qui ont volontairement acquis une autre nationalitĂ©. Elles doivent avoir conservĂ© ou acquis des liens manifestes avec la France, notamment d’ordre culturel, professionnel, Ă©conomique ou familial. Cas particuliers Perte de la nationalitĂ© française durant la minoritĂ© Les personnes qui ont perdu la nationalitĂ© française durant leur minoritĂ©, en raison de l’acquisition volontaire par leurs parents de la nationalitĂ© d’un pays contractant Ă  la convention du Conseil de l’Europe du 6 mai 1963 sur la rĂ©duction des cas de pluralitĂ© de nationalitĂ©s, peuvent Ă©galement ĂȘtre rĂ©intĂ©grĂ©es par dĂ©claration dans la nationalitĂ© française. Pour souscrire la dĂ©claration, elles doivent ĂȘtre majeures et rĂ©sider en ayant exercĂ© des mandats publics Les anciens membres du Parlement de la RĂ©publique, de l’AssemblĂ©e de l’Union française et du Conseil Ă©conomique, qui ont perdu la nationalitĂ© française et acquis une autre nationalitĂ© par effet d’une disposition gĂ©nĂ©rale, peuvent ĂȘtre, de mĂȘme, rĂ©intĂ©grĂ©s dans la nationalitĂ© française par dĂ©claration. Ils doivent ĂȘtre majeurs et avoir Ă©tabli leur domicile en France. La mĂȘme facultĂ© est ouverte Ă  leur conjoint, veuf ou veuve et Ă  leurs enfants majeurs. Les enfants mineurs non mariĂ©s du dĂ©clarant peuvent ĂȘtre Ă©galement rĂ©intĂ©grĂ©s par effet collectif, Ă  condition d’avoir la mĂȘme rĂ©sidence habituelle en cas de sĂ©paration ou divorce, une rĂ©sidence alternĂ©e et de figurer dans la dĂ©claration. EmpĂȘchements Ă  l’acquisition de la nationalitĂ© française La nationalitĂ© française ne peut ĂȘtre accordĂ©e Ă  l’étranger qui a Ă©tĂ© condamnĂ© pour crimes ou dĂ©lits constituant une atteinte aux intĂ©rĂȘts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme,ou qui a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une peine Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  6 mois de prison sans sursis, quelle que soit l’infraction,ou qui a fait l’objet soit d’un arrĂȘtĂ© d’expulsion non rapportĂ© ou abrogĂ©, soit d’une interdiction du territoire français non entiĂšrement exĂ©cutĂ©e,ou qui est en sĂ©jour irrĂ©gulier en France. Ces empĂȘchements ne sont pas applicables Ă  l’enfant mineur susceptible d’acquĂ©rir la nationalitĂ© française par effet collectif et au condamnĂ© qui a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une rĂ©habilitation de plein droit ou judiciaire ou dont la mention de la condamnation a Ă©tĂ© exclue du bulletin n°2 du casier judiciaire. L’administration dispose d’un dĂ©lai de 6 mois, Ă  compter de la dĂ©livrance du rĂ©cĂ©pissĂ©, pour rendre sa dĂ©cision. DĂ©cision favorable Si les conditions lĂ©gales sont remplies, le greffier en chef du tribunal d’instance ou le ministre de la justice pour les dĂ©clarations souscrites Ă  l’étranger enregistre la dĂ©claration de nationalitĂ©. La personne rĂ©intĂšgre alors la nationalitĂ© française Ă  la date Ă  laquelle elle a souscrit sa dĂ©claration. Une copie de sa dĂ©claration mentionnant l’enregistrement lui est remise. DĂ©cision dĂ©favorable Si les conditions lĂ©gales ne sont pas remplies, le greffier en chef du tribunal d’instance ou le ministre de la justice pour les dĂ©clarations souscrites Ă  l’étranger refuse d’enregistrer la dĂ©claration. Elle est considĂ©rĂ©e comme irrecevable. Cette dĂ©cision motivĂ©e est notifiĂ©e au demandeur. Recours Le refus d’enregistrement peut ĂȘtre contestĂ©, dans les 6 mois suivant sa notification, devant le tribunal de grande instance du domicile du demandeur. Contestation de l’enregistrement par le ministĂšre public Le ministĂšre public peut contester l’enregistrement dans un dĂ©lai de 2 ans si les conditions lĂ©gales ne sont pas remplies. Il peut Ă©galement le faire, en cas de fraude ou de mensonge, dans les 2 ans de leur dĂ©couverte. E RĂ©intĂ©gration dans la nationalitĂ© française par dĂ©cret La rĂ©intĂ©gration dans la nationalitĂ© française des personnes qui Ă©tablissent avoir dĂ©jĂ  Ă©tĂ© françaises rĂ©sulte d’un dĂ©cret. Elle peut ĂȘtre obtenue Ă  tout Ăąge et sans condition de stage mais elle doit respecter les conditions de moralitĂ©, d’assimilation Ă  la communautĂ© française et d’absence de condamnation de la naturalisation. Ce n’est pas un droit et mĂȘme si les conditions lĂ©gales sont remplies, l’administration dispose d’un pouvoir discrĂ©tionnaire pour rejeter la demande. Un Ă©tranger peut demander la rĂ©intĂ©gration Ă  tout Ăąge, mĂȘme s’il est mineur. S’il a moins de 16 ans, il doit ĂȘtre reprĂ©sentĂ© par la ou les personnes qui exercent, Ă  son Ă©gard, l’autoritĂ© parentale. S’il est ĂągĂ© de 16 Ă  18 ans, il peut demander seul la rĂ©intĂ©gration, sauf si l’altĂ©ration des ses facultĂ©s mentales ou corporelles l’empĂȘche d’exprimer sa volontĂ©. Effet sur les enfants mineurs Lorsque l’un des parents est rĂ©intĂ©grĂ© dans la nationalitĂ© française par dĂ©cret, les enfants mineurs non mariĂ©s sont susceptibles de devenir Français de plein droit s’ils rĂ©sident habituellement avec ce parent. Le nom des enfants doit pour cela ĂȘtre mentionnĂ© dans le dĂ©cret. La minoritĂ© de l’enfant s’apprĂ©cie Ă  la date du dĂ©cret. Francisation des nom et/ou prĂ©noms Lors de sa demande de rĂ©intĂ©gration, l’intĂ©ressĂ© peut demander, sous certaines rĂ©serves, la francisation de ses nom et/ou prĂ©noms et celle des prĂ©noms de ses enfants. Il peut aussi demander l’attribution d’un prĂ©nom français, lorsque lui ou ses enfants n’ont aucun prĂ©nom. L’administration dispose, Ă  compter de la remise Ă  l’étranger du rĂ©cĂ©pissĂ©, d’un dĂ©lai maximum de 18 mois pour rĂ©pondre Ă  sa demande. Ce dĂ©lai est rĂ©duit Ă  12 mois lorsqu’il justifie avoir sa rĂ©sidence habituelle en France depuis au moins 10 ans au jour de la remise du rĂ©cĂ©pissĂ©. Ces dĂ©lais peuvent ĂȘtre prolongĂ©s une fois, par dĂ©cision motivĂ©e, pour 3 mois. DĂ©cision d’irrecevabilitĂ© Si les conditions lĂ©gales ne sont pas remplies, le PrĂ©fet dĂ©clare la demande irrecevable par dĂ©cision motivĂ©e. Si les motifs de l’irrecevabilitĂ© disparaissent, une nouvelle demande peut ĂȘtre dĂ©posĂ©e. Ajournement de la demande Le prĂ©fet peut, par dĂ©cision motivĂ©e, ajourner la demande en imposant un dĂ©lai ou des conditions. Il peut s’agir, par exemple, d’un dĂ©lai pour permettre au postulant de parfaire son assimilation Ă  la communautĂ© nationale. Une fois le dĂ©lai expirĂ©, l’intĂ©ressĂ© peut dĂ©poser une nouvelle demande. Rejet de la demande MĂȘme lorsque les conditions lĂ©gales sont remplies, le prĂ©fet peut refuser la demande, par dĂ©cision motivĂ©e, pour des considĂ©rations d’opportunitĂ©. DĂ©cision favorable Ă  la demande Lorsque la demande est recevable, le ministre de l’immigration peut accorder la rĂ©intĂ©gration dans la nationalitĂ© française. Le dĂ©cret de rĂ©intĂ©gration est signĂ©, puis publiĂ© au Journal officiel. Il prend effet Ă  la date de sa signature. DĂšs publication, un extrait du dĂ©cret de rĂ©intĂ©gration est adressĂ© au bĂ©nĂ©ficiaire. Recours En cas de dĂ©cision d’irrecevabilitĂ©, d’ajournement ou de rejet de sa demande de rĂ©intĂ©gration, l’intĂ©ressĂ© dispose d’un dĂ©lai de 2 mois suivant la notification de cette dĂ©cision pour former un recours administratif prĂ©alable auprĂšs du ministre chargĂ© des naturalisations, Ă  l’exclusion de tout autre recours administratif il n’est pas possible de faire un recours gracieux auprĂšs du prĂ©fet par exemple. Ce recours, pour lequel le demandeur peut se faire assister ou ĂȘtre reprĂ©sentĂ© par toute personne de son choix, constitue un prĂ©alable obligatoire Ă  l’exercice du recours contentieux. Le silence gardĂ© 4 mois sur ce recours vaut dĂ©cision de rejet. Le recours contentieux s’effectue alors devant le tribunal administratif de Nantes. Retrait d’un dĂ©cret de rĂ©intĂ©gration Le dĂ©cret portant rĂ©intĂ©gration peut ĂȘtre retirĂ© sur avis conforme du Conseil d’État dans les 2 annĂ©es suivant sa publication au Journal officiel, s’il apparaĂźt que le requĂ©rant ne satisfaisait pas aux conditions lĂ©gales. Si la dĂ©cision a Ă©tĂ© obtenue par mensonge ou par fraude, le dĂ©cret peut ĂȘtre retirĂ© dans les 2 ans suivant leur dĂ©couverte. PubliĂ© le 15/11/2011 Ă  1321 , mis Ă  jour Ă  1323 La Charte des droits et des devoirs du citoyen français va ĂȘtre prĂ©sentĂ©e cet aprĂšs-midi par Claude GuĂ©ant, le ministre de l'IntĂ©rieur. Le Figaro publie dĂšs ce matin l'intĂ©gralitĂ© du texte. Les conditions pour devenir citoyen français vont ĂȘtre plus difficiles. Le texte impose, en effet, un niveau de langue correct et stipule que l'on ne peut se "rĂ©clamer d'une autre nationalitĂ© sur le territoire français". PrĂ©vu par la loi de juin 2011 sur l'immigration et l'intĂ©gration, le texte explicite les "principes, valeurs et symboles de la RĂ©publique française". "Vous souhaitez devenir Français. C'est une dĂ©cision importante et rĂ©flĂ©chie. Devenir Français n'est pas une simple dĂ©marche administrative. AcquĂ©rir la nationalitĂ© française est une dĂ©cision qui vous engage et, au-delĂ  de vous, engage vos descendants", est-il Ă©crit en prĂ©ambule. "C'est pour vous et pour vos descendants, la volontĂ© d'adopter ce pays qui vous a accueilli et qui va devenir le vĂŽtre, adopter son histoire, ses principes et ses valeurs et ainsi, en intĂ©grant la communautĂ© nationale, accepter de contribuer Ă  le dĂ©fendre et devenir un acteur solidaire de son avenir", poursuit le texte. La charte dispose notamment que "tout citoyen concourt Ă  la dĂ©fense et Ă  la cohĂ©sion de la Nation". Elle dĂ©crit Ă©galement des conditions qui peuvent entraĂźner la perte de la nationalitĂ© française. "Chacun a le devoir de contribuer, selon ses capacitĂ©s financiĂšres, aux dĂ©penses de la nation par le versement d'impĂŽts directs, indirects ou de cotisations sociales", est-il prĂ©cisĂ©. "Une personne qui a acquis la qualitĂ© de Français peut ĂȘtre dĂ©chue de la nationalitĂ© française si elle s'est soustraite Ă  ses obligations de dĂ©fense, ou si elle s'est livrĂ©e Ă  des actes contraires aux intĂ©rĂȘts fondamentaux de la France, sans prĂ©judice des dispositions du code pĂ©nal", indique le document. Le document souligne aussi qu'en devenant Français, on ne peut se rĂ©clamer d'une autre nationalitĂ© sur le territoire hexagonal. Le niveau de langue requis est dĂ©sormais Ă©quivalent Ă  celui de "fin de scolaritĂ© obligatoire" environ 3e. Les candidats devront aussi se soumettre Ă  des tests d'Histoire, de culture gĂ©nĂ©rale et de sociĂ©tĂ© française. La charte doit ĂȘtre validĂ©e par le Conseil d'Etat avant d'ĂȘtre adoptĂ©e par dĂ©crĂȘt. Dans un entretien au Parisien, Emmanuel Macron a affirmĂ© que les citoyens se dĂ©finissent Ă  travers leurs devoirs.©Christope Petit Tesson / POOL / AFPQuinquennat des injustices ? Ces demandes de protection qu’Emmanuel Macron juge lĂ©gitimes
 et les autres petites rĂ©flexions sur les droits et les devoirs des citoyens ET des Ă©lus français Quand ma libertĂ© vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Qui n’est plus un citoyen ». On peut contester les termes mais accepter l’idĂ©e que les non vaccinĂ©s ont des devoirs. Mais alors, que dire des libertĂ©s que s’accordent les uns en matiĂšre de flux migratoires, de mondialisation, de fiscalitĂ©, de sĂ©curitĂ©, etc
 et qui empiĂštent largement sur celles des autres sans que les demandes de protection de ces derniers ne soient entendues ?Ces demandes de protection qu’Emmanuel Macron juge lĂ©gitimes
 et les autres petites rĂ©flexions sur les droits et les devoirs des citoyens ET des Ă©lus français avec Christophe BoutinAtlantico Emmanuel Macron a affirmĂ© que les citoyens se dĂ©finissent Ă  travers leurs devoirs. Il a rappelĂ© aux lecteurs du Parisien que lorsque ma libertĂ© vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen ». Cette vision est-elle en accord avec l’histoire française du rapport droits/devoirs ?Christophe Boutin La libertĂ© consiste Ă  pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas Ă  autrui » Ă©nonce l’article 4 de la DĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. C'est sans doute Ă  cela que faisait allusion Emmanuel Macron, mais il est Ă©vident qu'en France le rapport entre les droits et les devoirs des citoyens est quelque chose qui a toujours Ă©tĂ© trĂšs difficile Ă  dĂ©finir. En effet, depuis la RĂ©volution, et mĂȘme avant, chez les philosophes des LumiĂšres par exemple, l’individualisme sous-jacent aux idĂ©es nouvelles induit Ă  considĂ©rer l’État avant tout comme une menace contre laquelle il faudrait en permanence protĂ©ger les droits des individus. Tel est d’ailleurs trĂšs clairement le but de cette dĂ©claration de 1789, qui vise Ă  rappeler des droits dont l'oubli aurait conduit, selon les rĂ©volutionnaires, Ă  l’expansion d’un pouvoir absolu qui pouvait attenter impunĂ©ment aux libertĂ©s sens inverse, les devoirs que pourraient avoir les mĂȘmes individus envers cette communautĂ© dont ils font partie, en tant que citoyens bien sĂ»r, mais mĂȘme au-delĂ , dĂšs leur naissance ou dĂšs leur arrivĂ©e sur le territoire, ne serait-ce que parce que cette communautĂ© leur permet de survivre dans un monde potentiellement hostile, ne sont que trĂšs rarement pris en compte. À preuve d'ailleurs, Ă  part cette mention de l'article 4, le seul autre devoir prĂ©vu - mais lĂ  encore sans que le terme soit explicitement mentionnĂ© - dans cette dĂ©claration de 1789, est celui de participer Ă  la contribution commune pour l'entretien de la force publique et de l'administration », autrement dit de payer des impĂŽts art. 13.À Lire AussiEmmanuel Macron joue cyniquement de l’indiffĂ©rence civique d’une grande partie de la population face Ă  sa dĂ©rive illibĂ©raleCe n'est que dans la constitution de 1795, la constitution directoriale qui suit Thermidor et la chute de Robespierre, qu’aprĂšs les droits sont effectivement listĂ©s neuf articles de devoirs. Ceux-ci sont prĂ©sentĂ©s de maniĂšre trĂšs gĂ©nĂ©rale Ne faites pas Ă  autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fĂźt. - Faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir » art. 2, et le respect des lois est bien Ă©videmment recommandĂ©, car celui qui viole ouvertement les lois se dĂ©clare en Ă©tat de guerre avec la sociĂ©tĂ© » art. 6. On ne verra plus rĂ©apparaĂźtre ensuite la notion de devoir qu’avec le projet de constitution du 30 janvier 1944, qui prĂ©cise que les devoirs des citoyens envers l'État sont l'obĂ©issance aux lois, une participation Ă©quitable aux dĂ©penses publiques, l'accomplissement de leurs obligations civiques pouvant aller jusqu'au sacrifice total pour le salut de la Patrie » art. 9.Un peu plus de vingt annĂ©es plus tard il Ă©tait interdit d’interdire », et plus que jamais la revendication des droits Ă  tout ou presque Ă©tait inscrite sur toutes les banderoles. Nous sommes encore les enfants de cette rĂ©volte hĂ©doniste, et on comprend donc que notre rapport aux Ă©ventuels devoirs des citoyens soit toujours dĂ©licat. De nos jours, et de maniĂšre assez intĂ©ressante, les droits et devoirs des citoyens » sont par exemple Ă©voquĂ©s Ă  l'article 21-24 du Code civil, qui traite des naturalisations, et prĂ©cise que nul ne peut ĂȘtre naturalisĂ©e s'il ne justifie [
] d'une connaissance suffisante [
] des droits et devoirs confĂ©rĂ©s par la nationalitĂ© française. » Ces derniers sont rappelĂ©s dans la Charte des droits et devoirs du citoyen français que doit signer le nouveau naturalisĂ©, et qui liste ainsi le respect des symboles rĂ©publicains » et de la loi, le devoir de participer Ă  la DĂ©fense nationale, au jury d'assises, au vote on y retrouve la formule voter c'est un droit, c'est aussi un devoir civique » et, bien sĂ»r, Ă  l' Lire AussiLa France n’aurait-elle vraiment aucun problĂšme sanitaire face au Covid si les non vaccinĂ©s n’existaient pas ?Quant au fait que l'on puisse dĂ©choir quelqu'un de sa nationalitĂ© parce qu'il a manquĂ© Ă  l’un de ses devoirs, ce que sous entend ou presque la phrase prĂ©sidentielle, c'est effectivement possible, Ă  condition bien Ă©videmment qu'il dispose d'une autre nationalitĂ© et que l'on n'en fasse pas un apatride. Par ailleurs, certaines peines complĂ©mentaires peuvent affecter des condamnĂ©s et les priver d'un certain nombre de leurs droits de citoyens. Ce peut ĂȘtre par une privation du droit de vote, mais aussi en limitant leur libertĂ© d'aller et venir - en leur interdisant de paraĂźtre sur telle partie du territoire -, ou leur libertĂ© d’entreprendre - en leur interdisant de diriger tel type de sociĂ©tĂ©. Autant d’élĂ©ments temporaires qui disparaissent lorsque s’est Ă©coulĂ© le temps de la peine que, dans notre sociĂ©tĂ© comme dans nombre d’autres, la rĂ©probation qui frappe celui qui, par son comportement, manque Ă  certains devoirs qu’impose naturellement la vie en commun, est au moins autant une rĂ©probation sociale qu'une rĂ©probation lĂ©gale. L’inconduite est alors sanctionnĂ©e par une mise Ă  l’écart du groupe social, Ă©ventuellement par des remarques ou des attitudes hostiles. Mais encore faut-il alors, pour que cette pression sociale soit intĂ©riorisĂ©e et aboutisse au respect des devoirs, que la sociĂ©tĂ© ne soit pas trop fractionnĂ©e en groupes antagonistes
 et qu’en cas de crise importante l’intervention de l’État rappelle chacun Ă  ses d’une maniĂšre globale pour l’ensemble des citoyens français, un identique respect d’une mĂȘme protection accordĂ©e ? Comment expliquer ces diffĂ©rences ?À Lire AussiInterdire le doute et forcer une vĂ©ritĂ© officielle ce prĂ©occupant dĂ©fi Ă  la rationalitĂ© scientifique posĂ© par Emmanuel MacronL’État, pour protĂ©ger les droits de certains, doit en rappeler d’autres Ă  leurs devoirs s’ils ne s’astreignent pas par eux-mĂȘmes Ă  les respecter. L’ordre gĂ©nĂ©ral de la sociĂ©tĂ©, et donc sa survie dans le temps, en dĂ©pendent. C’est alors un jeu permanent et trĂšs dĂ©licat d’équilibre entre les intĂ©rĂȘts des diffĂ©rents groupes, qui n’ont pas les mĂȘmes diffĂ©rences dans la prise en compte des devoirs sociaux sont multiples. Si l'on prend par exemple un certain nombre de nuisances, certains groupes respectent moins les rĂšgles que d'autres et sont donc logiquement plus sanctionnĂ©s. Il est Ă©vident par exemple que les rĂšgles Ă©crites ou non, les devoirs », sont gĂ©nĂ©ralement mieux respectĂ©s par les personnes ĂągĂ©es que par les adolescents en crise – il suffit de voir la question des nuisances sonores. Il y a par ailleurs des tempĂ©raments rĂ©gionaux diffĂ©rents, et certaines rĂšgles ne sont pas appliquĂ©es et respectĂ©s de la mĂȘme maniĂšre dans le nord de la France que dans le Sud, sans pour cela crĂ©er de gĂšne d’ailleurs. Il y a donc lĂ  des pesanteurs sociologiques classiques Ă  nos sociĂ©tĂ©s, que la contrainte sociale avait jusque lĂ  rĂ©gulĂ©es au moins autant que la contrainte cĂŽtĂ© de ces diffĂ©rences habituelles dans la prise en compte des devoirs sociaux, il ne faut pas nĂ©gliger le fait que la relative homogĂ©nĂ©itĂ© du groupe national a Ă©tĂ© a Ă©tĂ© ces derniĂšres annĂ©es profondĂ©ment affectĂ©e par une immigration de masse qui a installĂ© sur le territoire des groupes Ă  mĂȘme de maintenir entre eux un rĂ©seau culturel suffisant pour ne pas, ou moins, se diluer dans la nation d’accueil. Or ces nouveaux groupes ont des rĂšgles culturelles spĂ©cifiques, qu’ils appliquent de maniĂšre naturelle. Ces rĂšgles non Ă©crites mais trĂšs prĂ©gnantes culturellement, en termes par exemple de proximitĂ© corporelle, de bruit, ou d'usage du domaine public, induisent des attitudes ou des comportements qui ne sont pas faits pour heurter, mais qui sont cependant perçus dans l’autre groupe comme une Lire AussiSi la France Ă©tait une Ă©picerie... On mesure dĂšs lors les difficultĂ©s de l’État pour faire respecter les devoirs de chacun. La solution qui consisterait Ă  appliquer avec une mĂȘme rigueur le contrĂŽle des devoirs – et donc les limitations des droits – pourrait sembler la seule viable. Mais nous sommes dans les faits face Ă  l'existence d'un deux poids, deux mesures » dans l'application de la norme. Ces diffĂ©rences dans l’application sont parfois lĂ©gitimes, voire nĂ©cessaires, lorsqu’elles ne font que traduire l’existence d’une diffĂ©rence de situation que, par exemple, face Ă  une urgence vitale, un conducteur s’affranchisse d’une limitation de vitesse, n’est ainsi pas aberrant. Mais tout autre est le cas de figure dans lequel la diffĂ©rence de situation dont tient compte l’État oblige un groupe Ă  un strict respect de ses devoirs tout en en affranchissant complĂštement d’ leur situation dans la sociĂ©tĂ©, les Français ne ressentent pas le besoin des mĂȘmes protections sur les mĂȘmes sujets car ils n’éprouvent pas les mĂȘmes craintes. L’Etat est-il prompt Ă  protĂ©ger certaines choses, selon les thĂ©matiques, ou certains individus ?Oui bien sĂ»r, les citoyens ne demandent pas la mĂȘme protection Ă  l’État. Et dehors des contextes particuliers – rĂ©gion, insĂ©curitĂ©, Ă©vĂ©nement prĂ©cis – et mĂȘme s’il existe bien sĂ»r toujours des exceptions, on trouve des variations communes en fonction par exemple de l’ñge, ou du patrimoine. Et l'État devra effectivement choisir entre les groupes puisque les demandes que formulent ces derniers sont parfois contradictoires il privilĂ©gie alors telle demande, donc tels droits, et impose Ă  d'autres, pour protĂ©ger justement ces droits, sinon des devoirs plus importants, au moins un respect plus strict de leurs s’agissant de devoirs dont l’État ne peut relever les citoyens – au premier rang desquels le paiement d’un impĂŽt qui le fait vivre - il fait des choix sans pitiĂ© pour le citoyen lambda, il est ainsi beaucoup plus laxiste envers certaines entreprises. Et on a vu de tels choix cette fois avec l’application de rĂšgles de sĂ©curitĂ©, lors du confinement, avec un contrĂŽle trĂšs strict sur certaines zones, mais Ă  peine esquissĂ© dans d' question du deux poids, deux mesures » rĂ©apparaĂźt ici, en sachant que lorsque le manquement aux devoirs du citoyen est impitoyablement sanctionnĂ© dans certains cas, pour ĂȘtre trĂšs largement tolĂ©rĂ© dans d'autres, cela ne peut que conduire Ă  fractionner la sociĂ©tĂ©. Rien n’est pire que le sentiment d’ diffĂ©rences s’expliquent-elles par des choix idĂ©ologiques ? Peut-on y voir le rĂ©sultat de volontĂ©s politiques ?Les deux, bien sĂ»r. Il y a effectivement des choix idĂ©ologiques. C'est, d'abord, celui qui dĂ©coule de cette approche individualiste qui est la nĂŽtre depuis la RĂ©volution française, ce choix de faire primer autant que faire se peut les droits de l'individu sur les droits de la communautĂ© Ă  laquelle il appartient, sans guĂšre lui demander de respecter des devoirs. Le devoir serait fasciste, ou peu s’en faudrait, tant il renverrait Ă  une primautĂ© de la communautĂ©, ici nationale, sur les individus. Les jurisprudences actuelles, des cours internationales comme des juges internes, traduisent dans les faits cette idĂ©ologie des droits de l’homme qui dĂ©construit aujourd’hui pans par pans ce qui nous a permis de devenir ce que nous sommes. Un monde dans lequel les droits de la victime semblent parfois compter moins que ceux du aussi, liĂ©e Ă  la premiĂšre, l’influence de l’idĂ©ologie mondialiste, celle d’un capitalisme financiarisĂ©, qui fait que l'on choisit de taxer plus lourdement la fortune immobiliĂšre que la fortune mobiliĂšre, ou les individus, Ă  qui on ne fera grĂące d’aucun impĂŽt, que des entreprises auxquelles on permet une optimisation fiscale ».Ce sont enfin de nos jours les consĂ©quences de ces approches dĂ©constructionnistes typiques de l’idĂ©ologie progressiste, qui visent cette fois Ă  penser les rapports sociaux en termes de lutte entre des groupes dominants » et dominĂ©s », offrant Ă  ces derniers tous les avantages d’une discrimination positive » qui ne leur donne que des droits – mais quels devoirs se reconnaĂźtraient-ils face Ă  la sociĂ©tĂ© des dominants » ?IdĂ©ologie donc dans les grands choix, mais volontĂ© politique aussi. Lorsque l'État fait le choix de sanctionner ou pas certains groupes qui manquent Ă  leur devoir, il n’est en effet jamais indiffĂ©rent aux consĂ©quences de ce choix, et se pose des questions trĂšs pratiques Quel groupe vote ? Que vote-t-il ? Quel groupe est Ă  mĂȘme de se rebeller ? Avec quel niveau de rĂ©bellion ?Vous Ă©voquiez la rĂ©cente dĂ©claration d’Emmanuel Macron. On peut faire l’hypothĂšse d’une intime conviction qu’aurait le PrĂ©sident que sa politique est la seule Ă  mĂȘme d’empĂȘcher des millions de morts, et de sa lĂ©gitime indignation face Ă  ceux qui se refusent Ă  appliquer ses consignbes. Mais on peut aussi penser qu’il estime que les groupes actuellement en forte attente de protection, et notamment les classes aisĂ©es et ĂągĂ©es, forment traditionnellement une part non nĂ©gligeable des votants. Certes, me direz-vous, ces mĂȘmes classes aisĂ©es et ĂągĂ©es ont aussi des revendications sĂ©curitaires autres que sanitaires, et cette fois nettement moins bien satisfaites. Mais Emmanuel Macron sait aussi quel groupe est susceptible de se rebeller de maniĂšre violente, et quel autre ne l’est pas. On peut toujours tirer sur des antivax, comme on l’a fait sur des Gilets jaunes, mais ailleurs
Mots-ClĂ©sFrance, Français, fiscalitĂ©, droit, immigration, bilan, dĂ©mocratie, libertĂ©, devoirs, citoyens, dĂ©cision, vaccin, quiquennat, choix, libre arbitre, colĂšre, attitude irresponsable, Emmanuel Macron, injustice, volontĂ©, crise sanitaire, les Ă©lus, classe politique, Covid-19, libertĂ©s fondamentales, responsables politiques, vaccinĂ©s , non vaccinĂ©s, Emmerder les non-vaccinĂ©s, emmerder les Français, s'affranchirThĂ©matiques

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