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les10 contes des milles et une nuit. bonne chance pour ce quizz plutot facile. ThĂšme : Michel Laporte. QUI EST HASSAN ? Question 1/3. UN HOMME TRES RICHE QUI VEND DES DIAMENTS. UN HOMME PAUVRE QUI VEND DES BOUTS DE BOIS. LE
Ăcrireun conte des Mille et Une nuits Domaine: MaĂźtrise de la langue française Niveau: 6Ăšme1 SEGPA (7 Ă©lĂšves). Professeurs intervenant dans le projet : - Mme Larmier, professeur de Français. - Mme Bernard, professeur documentaliste. - Mme Valette, professeur d'arts plastiques ? - Mme Janssen, professeur rĂ©fĂ©rent ?
Quiz''Les Mille et Une Nuits'' : Aladdin, Sinbad et Ali Baba n'ont plus de secrets pour vous ? Alors testez vos connaissances sur ces contes immortels. - Q1: Ces histoires sont racontées par la femme du sultan prénommée Shéhérazade, Dinarzade, Jasmine,
LesMille et Une Nuits â WikipĂ©diaLes Mille et une nuits (arabe : ÙŰȘۧۚ ŰŁÙÙ ÙÙÙŰ© ÙÙÙÙŰ© KitÄb ÊŸAlf Laylah wa-Laylah, Le Livre de Mille et une nuits), en orthogr
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QuatriÚme de couverture Ali Bobo entra dans la grotte ; la porte se referma derriÚre lui, mais cela ne l'inquiétait pas car il savait comment l'ouvrir. Il s'intéressa seulement à l'or qui était dans des sacs. » DÚs 11 ans Les plus belles lectures du collÚge Il était une fois la fille du grand vizir, Schéhérazade, qui toutes les nuits racontait au prince une nouvelle histoire pour garder la vie sauve. Ainsi naquirent Ali Baba et les quarante voleurs, La Fée Pari-Banou ou Le Petit Bossu... Ces dix contes, aussi merveilleux que célÚbres, nous plongent au coeur de l'univers féérique des Mille et Une Nuits.
FABLE. LâĂNE, LE BĆUF ET LE LABOUREUR. UN marchand trĂšs-riche avoit plusieurs maisons Ă la campagne, oĂč il faisoit nourrir une grande quantitĂ© de toute sorte de bĂ©tail. Il se retira avec sa femme et ses enfans Ă une de ses terres pour la faire valoir par lui-mĂȘme. Il avoit le don dâentendre le langage des bĂȘtes ; mais avec cette condition, quâil ne pouvoit lâinterprĂ©ter Ă personne, sans sâexposer Ă perdre la vie ; ce qui lâempĂȘchoit de communiquer les choses quâil avoit apprises par le moyen de ce don. » Il y avoit Ă une mĂȘme auge un bĆuf et un Ăąne. Un jour quâil Ă©toit assis prĂšs dâeux, et quâil se divertissoit Ă voir jouer devant lui ses enfans, il entendit que le bĆuf disoit Ă lâĂąne LâĂveillĂ©, que je te trouve heureux, quand je considĂšre le repos dont tu jouis, et le peu de travail quâon exige de toi ! Un homme te panse avec soin, te lave, te donne de lâorge bien criblĂ©, et de lâeau fraĂźche et nette. Ta plus grande peine est de porter le marchand notre maĂźtre, lorsquâil a quelque petit voyage Ă faire. Sans cela, toute ta vie se passeroit dans lâoisivetĂ©. La maniĂšre dont on me traite est bien diffĂ©rente, et ma condition est aussi malheureuse que la tienne est agrĂ©able. Il est Ă peine minuit quâon mâattache Ă une charrue que lâon me fait traĂźner tout le long du jour en fendant la terre ; ce qui me fatigue Ă un point, que les forces me manquent quelquefois. Dâailleurs, le laboureur, qui est toujours derriĂšre moi, ne cesse de me frapper. Ă force de tirer la charrue, jâai le cou tout Ă©corchĂ©. Enfin, aprĂšs avoir travaillĂ© depuis le matin jusquâau soir, quand je suis de retour, on me donne Ă manger de mĂ©chantes fĂšves sĂšches, dont on ne sâest pas mis en peine dâĂŽter la terre, ou dâautres choses qui ne valent pas mieux. Pour comble de misĂšre, lorsque je me suis repu dâun mets si peu appĂ©tissant, je suis obligĂ© de passer la nuit couchĂ© dans mon ordure. Tu vois donc que jâai raison dâenvier ton sort. » » LâĂąne nâinterrompit pas le bĆuf ; il lui laissa dire tout ce quâil voulut ; mais quand il eut achevĂ© de parler Vous ne dĂ©mentez pas, lui dit-il, le nom dâidiot quâon vous a donnĂ© ; vous ĂȘtes trop simple, vous vous laissez mener comme lâon veut, et vous ne pouvez prendre une bonne rĂ©solution. Cependant quel avantage vous revient-il de toutes les indignitĂ©s que vous souffrez ? Vous vous tuez vous-mĂȘme pour le repos, le plaisir et le profit de ceux qui ne vous en savent point de grĂ©. On ne vous traiteroit pas de la sorte, si vous aviez autant de courage que de force. Lorsquâon vient vous attacher Ă lâauge, que ne faites-vous rĂ©sistance ? Que ne donnez-vous de bons coups de cornes ? Que ne marquez-vous votre colĂšre en frappant du pied contre terre ? Pourquoi enfin nâinspirez-vous pas la terreur par des beuglemens effroyables ? La nature vous a donnĂ© les moyens de vous faire respecter, et vous ne vous en servez pas. On vous apporte de mauvaises fĂšves et de mauvaise paille, nâen mangez point ; flairez-les seulement et les laissez. Si vous suivez les conseils que je vous donne, vous verrez bientĂŽt un changement dont vous me remercierez. » » Le bĆuf prit en fort bonne part les avis de lâĂąne, il lui tĂ©moigna combien il lui Ă©toit obligĂ©. Cher lâĂveillĂ©, ajouta-t-il, je ne manquerai pas de faire tout ce que tu mâas dit, et tu verras de quelle maniĂšre je mâen acquitterai. » Ils se turent aprĂšs cet entretien, dont le marchand ne perdit pas une parole. » Le lendemain de bon matin, le laboureur vint prendre le bĆuf ; il lâattacha Ă la charrue, et le mena au travail ordinaire. Le bĆuf, qui nâavoit pas oubliĂ© le conseil de lâĂąne, fit fort le mĂ©chant ce jour-lĂ ; et le soir, lorsque le laboureur lâayant ramenĂ© Ă lâauge, voulut lâattacher comme de coutume, le malicieux animal, au lieu de prĂ©senter ses cornes de lui-mĂȘme, se mit Ă faire le rĂ©tif, et Ă reculer en beuglant ; il baissa mĂȘme ses cornes, comme pour en frapper le laboureur. Il fit enfin tout le manĂ©ge que lâĂąne lui avoit enseignĂ©. Le jour suivant, le laboureur vint le reprendre pour le remener au labourage ; mais trouvant lâauge encore remplie des fĂšves et de la paille quâil y avoit mises le soir, et le bĆuf couchĂ© par terre, les pieds Ă©tendus, et haletant dâune Ă©trange façon, il le crut malade ; il en eut pitiĂ©, et jugeant quâil seroit inutile de le mener au travail, il alla aussitĂŽt en avertir le marchand. » Le marchand vit bien que les mauvais conseils de lâEveillĂ© avoient Ă©tĂ© suivis ; et pour le punir comme il le mĂ©ritoit Va, dit-il au laboureur, prends lâĂąne Ă la place du bĆuf, et ne manque pas de lui donner bien de lâexercice. » Le laboureur obĂ©it. LâĂąne fut obligĂ© de tirer la charrue tout ce jour-lĂ ; ce qui le fatigua dâautant plus, quâil Ă©toit moins accoutumĂ© Ă ce travail. Outre cela, il reçut tant de coups de bĂąton, quâil ne pouvoit se soutenir quand il fut de retour. » Cependant le bĆuf Ă©toit trĂšs-content il avoit mangĂ© tout ce quâil y avoit dans son auge, et sâĂ©toit reposĂ© toute la journĂ©e ; il se rĂ©jouissoit en lui-mĂȘme dâavoir suivi les conseils de lâEveillĂ© ; il lui donnoit mille bĂ©nĂ©dictions pour le bien quâil lui avoit procurĂ©, et il ne manqua pas de lui en faire un nouveau compliment lorsquâil le vit arriver. LâĂąne ne rĂ©pondit rien au bĆuf, tant il avoit de dĂ©pit dâavoir Ă©tĂ© si maltraitĂ©. Câest par mon imprudence, se disoit-il Ă lui-mĂȘme, que je me suis attirĂ© ce malheur ; je vivois heureux ; tout me rioit ; jâavois tout ce que je pouvois souhaiter ; câest ma faute, si je suis dans ce dĂ©plorable Ă©tat ; et si je ne trouve quelque ruse en mon esprit pour mâen tirer, ma perte est certaine. » En disant cela, ses forces se trouvĂšrent tellement Ă©puisĂ©es, quâil se laissa tomber Ă demi mort au pied de son auge. » En cet endroit le grand-visir sâadressant Ă Scheherazade, lui dit Ma fille, vous faites comme cet Ăąne, vous vous exposez Ă vous perdre par votre fausse prudence. Croyez-moi, demeurez en repos, et ne cherchez point Ă prĂ©venir votre mort. » Mon pĂšre, rĂ©pondit Scheherazade, lâexemple que vous venez de rapporter, nâest pas capable de me faire changer de rĂ©solution, et je ne cesserai point de vous importuner, que je nâaye obtenu de vous que vous me prĂ©senterez au sultan pour ĂȘtre son Ă©pouse. » Le visir, voyant quâelle persistoit toujours dans sa demande, lui rĂ©pliqua HĂ© bien, puisque vous ne voulez pas quitter votre obstination, je serai obligĂ© de vous traiter de la mĂȘme maniĂšre que le marchand dont je viens de parler, traita sa femme peu de temps aprĂšs ; et voici comment » Ce marchand ayant appris que lâĂąne Ă©toit dans un Ă©tat pitoyable, fut curieux de savoir ce qui se passeroit entre lui et le bĆuf. Câest pourquoi, aprĂšs le souper, il sortit au clair de la lune, et alla sâasseoir auprĂšs dâeux, accompagnĂ© de sa femme. En arrivant, il entendit lâĂąne qui disoit au bĆuf CompĂšre, dites-moi, je vous prie, ce que vous prĂ©tendez faire quand le laboureur vous apportera demain Ă manger ? » Ce que je ferai, rĂ©pondit le bĆuf, je continuerai de faire ce que tu mâas enseignĂ©. Je mâĂ©loignerai dâabord ; je prĂ©senterai mes cornes comme hier ; je ferai le malade, et feindrai dâĂȘtre aux abois. » Gardez-vous-en bien, interrompit lâĂąne, ce seroit le moyen de vous perdre ; car en arrivant ce soir, jâai ouĂŻ dire au marchand notre maĂźtre une chose qui mâa fait trembler pour vous. » HĂ© ! quâavez-vous entendu, dit le bĆuf ? ne me cachez rien, de grĂące, mon cher lâĂveillĂ©. » Notre maĂźtre, reprit lâĂąne, a dit au laboureur ces tristes paroles Puisque le bĆuf ne mange pas, et quâil ne peut se soutenir, je veux quâil soit tuĂ© dĂšs demain. Nous ferons, pour lâamour de Dieu, une aumĂŽne de sa chair aux pauvres ; et quant Ă sa peau qui pourra nous ĂȘtre utile, tu la donneras au corroyeur ; ne manque donc pas de faire venir le boucher. » VoilĂ ce que jâavois Ă vous apprendre, ajouta lâĂąne ; lâintĂ©rĂȘt que je prends Ă votre conservation, et lâamitiĂ© que jâai pour vous, mâobligent Ă vous en avertir et Ă vous donner un nouveau conseil. Dâabord quâon vous apportera vos fĂšves et votre paille, levez-vous, et vous jetez dessus avec aviditĂ© ; le maĂźtre jugera par-lĂ que vous ĂȘtes guĂ©ri, et rĂ©voquera, sans doute, lâarrĂȘt de mort au lieu que si vous en usez autrement, câest fait de vous. » » Ce discours produisit lâeffet quâen avoit attendu lâĂąne. Le bĆuf en fut Ă©trangement troublĂ© et en beugla dâeffroi. Le marchand, qui les avoit Ă©coutĂ©s tous deux avec beaucoup dâattention, fit alors un si grand Ă©clat de rire, que sa femme en fut trĂšs-surprise. Apprenez-moi, lui dit-elle, pourquoi vous riez si fort, afin que jâen rie avec vous. » Ma femme, lui rĂ©pondit le marchand, contentez-vous de mâentendre rire. » Non, reprit-elle, jâen veux savoir le sujet. » Je ne puis vous donner cette satisfaction, repartit le mari ; sachez seulement que je ris de ce que notre Ăąne vient de dire Ă notre bĆuf ; le reste est un secret quâil ne mâest pas permis de vous rĂ©vĂ©ler. » Et qui vous empĂȘche de me dĂ©couvrir ce secret, rĂ©pliqua-t-elle ? » Si je vous le disois, rĂ©pondit-il, apprenez quâil mâen coĂ»teroit la vie. » Vous vous moquez de moi, sâĂ©cria la femme ; ce que vous me dites, ne peut pas ĂȘtre vrai. Si vous ne mâavouez tout-Ă -lâheure pourquoi vous avez ri, si vous refusez de mâinstruire de ce que lâĂąne et le bĆuf ont dit, je jure par le grand Dieu qui est au ciel, que nous ne vivrons pas davantage ensemble. » » En achevant ces mots, elle rentra dans la maison, et se mit dans un coin oĂč elle passa la nuit Ă pleurer de toute sa force. Le mari coucha seul ; et le lendemain, voyant quâelle ne discontinuoit pas de lamenter Vous nâĂȘtes pas sage, lui dit-il, de vous affliger de la sorte ; la chose nâen vaut pas la peine ; et il vous est aussi peu important de la savoir, quâil mâimporte beaucoup, Ă moi, de la tenir secrĂšte. Nây pensez donc plus, je vous en conjure. » Jây pense si bien encore, rĂ©pondit la femme, que je ne cesserai pas de pleurer, que vous nâayez satisfait ma curiositĂ©. » Mais je vous dis fort sĂ©rieusement, rĂ©pliqua-t-il, quâil mâen coĂ»tera la vie, si je cĂšde Ă vos indiscrĂštes instances. » Quâil en arrive tout ce quâil plaira Ă Dieu, repartit-elle, je nâen dĂ©mordrai pas. » Je vois bien, reprit le marchand, quâil nây a pas moyen de vous faire entendre raison ; et comme je prĂ©vois que vous vous ferez mourir vous-mĂȘme par votre opiniĂątretĂ©, je vais appeler vos enfans, afin quâils aient la consolation de vous voir avant que vous mouriez. » Il fit venir ses enfans, et envoya chercher aussi le pĂšre, la mĂšre et les parens de la femme. Lorsquâils furent assemblĂ©s, et quâil leur eut expliquĂ© de quoi il Ă©toit question, ils employĂšrent leur Ă©loquence Ă faire comprendre Ă la femme quâelle avoit tort de ne vouloir pas revenir de son entĂȘtement ; mais elle les rebuta tous, et dit quâelle mourroit plutĂŽt que de cĂ©der en cela Ă son mari. Le pĂšre et la mĂšre eurent beau lui parler en particulier, et lui reprĂ©senter que la chose quâelle souhaitoit dâapprendre, ne lui Ă©toit dâaucune importance, ils ne gagnĂšrent rien sur son esprit, ni par leur autoritĂ©, ni par leurs discours. Quand ses enfans virent quâelle sâobstinoit Ă rejeter toujours les bonnes raisons dont on combattoit son opiniĂątretĂ©, ils se mirent Ă pleurer amĂšrement. Le marchand lui-mĂȘme ne savoit plus oĂč il en Ă©toit. Assis seul auprĂšs de la porte de sa maison, il dĂ©libĂ©roit dĂ©jĂ sâil sacrifieroit sa vie pour sauver celle de sa femme quâil aimoit beaucoup. » Or, ma fille, continua le visir en parlant toujours Ă Scheherazade, ce marchand avoit cinquante poules et un coq avec un chien qui faisoit bonne garde. Pendant quâil Ă©toit assis, comme je lâai dit, et quâil rĂȘvoit profondĂ©ment au parti quâil devoit prendre, il vit le chien courir vers le coq qui sâĂ©toit jetĂ© sur une poule, et il entendit quâil lui parla dans ces termes Ă coq ! Dieu ne permettra pas que tu vives encore long-temps ! Nâas-tu pas honte de faire aujourdâhui ce que tu fais ? » Le coq monta sur ses ergots, et se tournant du cĂŽtĂ© du chien Pourquoi, rĂ©pondit-il fiĂšrement, cela me seroit-il dĂ©fendu aujourdâhui plutĂŽt que les autres jours ? » Puisque tu lâignores, rĂ©pliqua le chien, apprends que notre maĂźtre est aujourdâhui dans un grand deuil. Sa femme veut quâil lui rĂ©vĂšle un secret qui est de telle nature, quâil perdra la vie sâil le lui dĂ©couvre. Les choses sont en cet Ă©tat ; et il est Ă craindre quâil nâait pas assez de fermetĂ© pour rĂ©sister Ă lâobstination de sa femme ; car il lâaime, et il est touchĂ© des larmes quâelle rĂ©pand sans cesse. Il va peut-ĂȘtre pĂ©rir ; nous en sommes tous alarmĂ©s dans ce logis. Toi seul, insultant Ă notre tristesse, tu as lâimprudence de te divertir avec tes poules. » » Le coq repartit de cette sorte Ă la rĂ©primande du chien Que notre maĂźtre est insensĂ© ! il nâa quâune femme, et il nâen peut venir Ă bout, pendant que jâen ai cinquante qui ne font que ce que je veux. Quâil rappelle sa raison, il trouvera bientĂŽt moyen de sortir de lâembarras oĂč il est. » HĂ© que veux-tu quâil fasse, dit le chien ? » Quâil entre dans la chambre oĂč est sa femme, rĂ©pondit le coq ; et quâaprĂšs sâĂȘtre enfermĂ© avec elle, il prenne un bon bĂąton, et lui en donne mille coups ; je mets en fait quâelle sera sage aprĂšs cela, et quâelle ne le pressera plus de lui dire ce quâil ne doit pas lui rĂ©vĂ©ler. » Le marchand nâeut pas sitĂŽt entendu ce que le coq venoit de dire, quâil se leva de sa place, prit un gros bĂąton, alla trouver sa femme qui pleuroit encore, sâenferma avec elle, et la battit si bien, quâelle ne put sâempĂȘcher de crier Câest assez, mon mari, câest assez, laissez-moi ; je ne vous demanderai plus rien. » A ces paroles, et voyant quâelle se repentoit dâavoir Ă©tĂ© curieuse si mal-Ă -propos, il cessa de la maltraiter ; il ouvrit la porte, toute la parentĂ© entra, se rĂ©jouit de trouver la femme revenue de son entĂȘtement, et fit compliment au mari sur lâheureux expĂ©dient dont il sâĂ©toit servi pour la mettre Ă la raison. Ma fille, ajouta le grand visir, vous mĂ©riteriez dâĂȘtre traitĂ©e de la mĂȘme maniĂšre que la femme de ce marchand. » Mon pĂšre, dit alors Scheherazade, de grĂące, ne trouvez point mauvais que je persiste dans mes sentimens. Lâhistoire de cette femme ne sauroit mâĂ©branler. Je pourrois vous en raconter beaucoup dâautres qui vous persuaderoient que vous ne devez pas vous opposer Ă mon dessein. Dâailleurs, pardonnez-moi si jâose vous le dĂ©clarer, vous vous y opposeriez vainement quand la tendresse paternelle refuseroit de souscrire Ă la priĂšre que je vous fais, jâirois me prĂ©senter moi-mĂȘme au sultan. » Enfin, le pĂšre, poussĂ© Ă bout par la fermetĂ© de sa fille, se rendit Ă ses importunitĂ©s ; et quoique fort affligĂ© de nâavoir pu la dĂ©tourner dâune si funeste rĂ©solution, il alla dĂšs ce moment trouver Schahriar, pour lui annoncer que la nuit prochaine il lui mĂšneroit Scheherazade. Le sultan fut fort Ă©tonnĂ© du sacrifice que son grand-visir lui faisoit. Comment avez-vous pu, lui dit-il, vous rĂ©soudre Ă me livrer votre propre fille ? » Sire, lui rĂ©pondit le visir, elle sâest offerte dâelle-mĂȘme. La triste destinĂ©e qui lâattend, nâa pu lâĂ©pouvanter, et elle prĂ©fĂšre Ă sa vie lâhonneur dâĂȘtre une seule nuit lâĂ©pouse de votre majestĂ©. » Mais ne vous trompez pas, visir, reprit le sultan demain, en vous remettant Scheherazade entre vos mains, je prĂ©tends que vous lui ĂŽtiez la vie. Si vous y manquez, je vous jure que je vous ferai mourir vous-mĂȘme. » Sire, repartit le visir, mon cĆur gĂ©mira, sans doute, en vous obĂ©issant ; mais la nature aura beau murmurer quoique pĂšre, je vous rĂ©ponds dâun bras fidĂšle. » Schahriar accepta lâoffre de son ministre, et lui dit quâil nâavoit quâĂ lui amener sa fille quand il lui plairoit. Le grand-visir alla porter cette nouvelle Ă Scheherazade, qui la reçut avec autant de joie que si elle eĂ»t Ă©tĂ© la plus agrĂ©able du monde. Elle remercia son pĂšre de lâavoir si sensiblement obligĂ©e ; et voyant quâil Ă©toit accablĂ© de douleur, elle lui dit, pour le consoler, quâelle espĂ©roit quâil ne se repentiroit pas de lâavoir mariĂ©e avec le sultan, et quâau contraire il auroit sujet de sâen rĂ©jouir le reste de sa vie. Elle ne songea plus quâĂ se mettre en Ă©tat de paroĂźtre devant le sultan ; mais avant que de partir, elle prit sa sĆur Dinarzade en particulier, et lui dit Ma chĂšre sĆur, jâai besoin de votre secours dans une affaire trĂšs-importante, je vous prie de ne me le pas refuser. Mon pĂšre va me conduire chez le sultan pour ĂȘtre son Ă©pouse. Que cette nouvelle ne vous Ă©pouvante pas ; Ă©coutez-moi seulement avec patience. DĂšs que je serai devant le sultan, je le supplierai de permettre que vous couchiez dans la chambre nuptiale, afin que je jouisse cette nuit encore de votre compagnie. Si jâobtiens cette grĂące, comme je lâespĂšre, souvenez-vous de mâĂ©veiller demain matin une heure avant le jour et de mâadresser ces paroles Ma sĆur, si vous ne dormez pas, je vous supplie, en attendant le jour qui paroĂźtra bientĂŽt, de me raconter un de ces beaux contes que vous savez. » AussitĂŽt je vous en conterai un, et je me flatte de dĂ©livrer par ce moyen tout le peuple de la consternation oĂč il est. Dinarzade rĂ©pondit Ă sa sĆur quâelle feroit avec plaisir ce quâelle exigeoit dâelle. Lâheure de se coucher Ă©tant enfin venue, le grand-visir conduisit Scheherazade au palais, et se retira aprĂšs lâavoir introduite dans lâappartement du sultan. Ce prince ne se vit pas plutĂŽt avec elle, quâil lui ordonna de se dĂ©couvrir le visage. Il la trouva si belle, quâil en fut charmĂ© ; mais sâapercevant quâelle Ă©toit en pleurs, il lui en demanda le sujet. Sire, rĂ©pondit Scheherazade, jâai une sĆur que jâaime aussi tendrement que jâen suis aimĂ©e. Je souhaiterois quâelle passĂąt la nuit dans cette chambre, pour la voir et lui dire adieu encore une fois. Voulez-vous bien que jâaie la consolation de lui donner ce dernier tĂ©moignage de mon amitiĂ© ? » Schahriar y ayant consenti, on alla chercher Dinarzade, qui vint en diligence. Le sultan se coucha avec Scheherazade sur une estrade fort Ă©levĂ©e Ă la maniĂšre des monarques de lâOrient, et Dinarzade dans un lit quâon lui avoit prĂ©parĂ© au bas de lâestrade. Une heure avant le jour, Dinarzade sâĂ©tant rĂ©veillĂ©e, ne manqua pas de faire ce que sa sĆur lui avoit recommandĂ©. Ma chĂšre sĆur, sâĂ©cria-t-elle, si vous ne dormez pas, je vous supplie, en attendant le jour qui paroĂźtra bientĂŽt, de me raconter un de ces contes agrĂ©ables que vous savez. HĂ©las ! ce sera peut-ĂȘtre la derniĂšre fois que jâaurai ce plaisir. » Scheherazade, au lieu de rĂ©pondre Ă sa sĆur, sâadressa au sultan Sire, dit-elle, votre majestĂ© veut-elle bien me permettre de donner cette satisfaction Ă ma sĆur ? » TrĂšs-volontiers, rĂ©pondit le sultan. » Alors Scheherazade dit Ă sa sĆur dâĂ©couter ; et puis adressant la parole Ă Schahriar, elle commença de la sorte
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DurĂ©e 1h15min; Fichier mp3 de 52 Mo Voir la fiche La Ville maudite - Emile Souvestre Version IntĂ©graleEnregistrement Lecture Daniel LuttringerUne tradition bretonne a fait d'Ys la capitale cornouaillaise du roi Grallon, censĂ©e avoir Ă©tĂ© construite dans la baie de Douarnemnez ou au large de celle-ci. Cette lĂ©gende constitue l'un des rĂ©cits bretons les plus populaires, et les plus connus en France DurĂ©e 11min; Fichier mp3 de 8 Mo Voir la fiche OllantaĂŻ - LĂ©on Charpentier Version IntĂ©graleEnregistrement Lecture Daniel LuttringerUn conte Inca d'avant la conquĂȘte espagnole racontĂ© par LĂ©on Charpentier 1862-1928 dans Le Journal des voyages en dĂ©cembre 1906. DurĂ©e 12min; Fichier mp3 de 8 Mo Voir la fiche Le mariage du rat - Flora annie Steel Version IntĂ©graleEnregistrement Lecture RegineUn rat bien intentionnĂ© va devenir trop fier et payer pour cela. 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DurĂ©e 32min; Fichier mp3 de 30 Mo Voir la fiche Trois et... un extra - rudyard kipling Version IntĂ©graleEnregistrement Lecture Daniel LuttringerTirĂ© du recueil Simples contes des collines Plain Tales from the Hills, paru en 1888. DurĂ©e 10min; Fichier mp3 de 7 Mo Voir la fiche Le Rameau d'or - Comtesse d' Aulnoy Version IntĂ©graleEnregistrement Lecture Christiane-JehanneLe Rameau dâOr DifformitĂ©s, Amour, FĂ©es, EnchanteurâŠ. TrĂšs joli Conte ! DurĂ©e 01h12min; Fichier mp3 de 66 Mo Voir la fiche Le Prince Marcassin - Comtesse d' Aulnoy Version IntĂ©graleEnregistrement Lecture Christiane-JehanneLe Prince Marcassin OĂč la diffĂ©rence dâapparence est le thĂšme si important Ă mĂ©diter⊠DurĂ©e 01h20min; Fichier mp3 de 73 Mo Voir la fiche Histoire de six petits lapins - Henriette Delalain Version IntĂ©graleEnregistrement Lecture Christiane-JehanneA lire, et Ă©couter bien sĂ»r, page par page avec ce joli livre si bien illustrĂ© si on le souhaite⊠VoilĂ les six charmants petits lapins⊠Pour ce livreaudio, musique de Pascal Krieg, que nous remercions trĂšs chaleureusement â Carefulnessâ, Tous droits rĂ©servĂ©s. DurĂ©e 05min; Fichier mp3 de 04 Mo Voir la fiche Monsieur Le Vent et Madame La Pluie - Paul de Musset Version IntĂ©graleEnregistrement Lecture Daniel LuttringerJean-Pierre et Claudine sont de pauvres paysans bretons dont la vie est bien dure. Aussi, quand le Vent et la Pluie sâinvitent chez eux, redoutent-ils de voir leurs malheurs sâaggraver. Mais le petit Pierrot qui dort dans son berceau pourrait bien leur porter chance⊠DurĂ©e 55min; Fichier Zip de 39 Mo il contient des mp3 Voir la fiche Doudou sâenvole - AndrĂ© Boursier mougenot Version IntĂ©graleEnregistrement Lecture Christiane-JehanneA lire, Ă©couter, ⊠page par page avec ce joli livre si bien illustrĂ© si on le souhaite⊠IntĂ©ressant Ă replacer dans le contexte de lâĂ©poque. DurĂ©e 05min; Fichier mp3 de 04 Mo Voir la fiche Le Voyage de Babar - Jean de Brunhoff Version IntĂ©graleEnregistrement Lecture Christiane-JehannePour les enfants, avec le livre joliment illustrĂ©, page par page. DurĂ©e 12min; Fichier mp3 de 10 Mo Voir la fiche Blanche - Rachel Decarreau Version IntĂ©graleEnregistrement Lecture Christiane-JehanneUne superbe histoire remarquablement tissĂ©e par notre auteure, Rachel, que je remercie vivement. Blanche et Noir sâaiment⊠dâune tendresse particuliĂšre. RenĂ© aime Blanche mais ne sâaime pas. Un petit garçon va naĂźtre⊠Cette histoire est magnifique, nous espĂ©rons quâelle vous touchera⊠DurĂ©e 45min; Fichier mp3 de 41 Mo Voir la fiche Le Fil d'or - Carmen Sylva Version IntĂ©graleEnregistrement Lecture Daniel LuttringerUne lĂ©gende roumaine par Carmen Sylva, nom de plume de Ălisabeth Pauline Ottilie Louise de Wied , reine de Roumanie entre 1881 et 1914, parue dans le supplĂ©ment du Figaro le 26 juillet 1913. DurĂ©e 18min; Fichier mp3 de 12 Mo Voir la fiche Page 1 Suivante
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